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Paris, le 04 septembre 07 : Dans un énorme rapport
de plus de 500 pages, des scientifiques internationaux de très
grande renommé, regroupés au sein du BioInitiative
Working Group, viennent, preuves scientifiques à l’appui,
alerter les pouvoirs publics sur les risques liés à l’exposition
aux champs électromagnétiques de très
basses fréquences et à ceux des radiofréquences
(téléphonie mobile, Wi Fi, DECT …). Ce
rapport, rendu public le 31 août dernier, s’intitule « BioInitiative
Report » et est consultable à l’adresse
suivante : www.bioinitiative.org.
Il s’agit d’un travail de synthèse extrêmement
sérieux mené par des scientifiques, qui, pour
la plupart, ont mené des travaux de recherche reconnus
internationalement sur ce domaine et publié dans des
revues à comité de lecture. Font parti des auteurs
du rapport, Pr Lennart Hardell présent l’an dernier
au colloque de l’Appel de Paris à l’UNESCO,
Pr Kjell Hansson Mild, responsable de la plus importante enquête épidémiologique
menée sur les liens entre tumeurs au cerveau et usage
prolongé du portable, Pr. Michaël Kundi, grand épidémiologiste
et co-auteur d’une étude épidémiologique
de faisabilité sur les riverains d’antennes-relais,
Carl F. Blackman, chercheur à l’Agence de protection
environnementale américaine, H. Lai, chercheur américain,
l’un des premiers à avoir mis en évidence
les effets génotoxiques de la téléphonie
mobile, ou encore Pr. Olle Johansson, chercheur à l’institut
de médecine environnementale de Karolinska en Suède…
Ces éminents chercheurs soulignent tous que les conséquences
sanitaires des champs électromagnétiques demeurent
mal connues mais que les connaissances scientifiques actuelles
sont suffisantes pour prendre des mesures de gestion de risques.
Selon le Dr David Carpenter, Co-auteur du rapport et Directeur
de l’Institut de Santé environnementale à l’Université de
l’Albany (New-York), « l’exposition à certains
types d’ondes peut, à long terme, être la
cause d’effets sérieux sur la santé ».
Ils insistent tous sur le fait que les normes définies
dans la plupart des pays sont très nettement insuffisantes
pour assurer la protection des populations. Pour eux, les travaux
actuels apportent la preuve que des effets sanitaires apparaissent
nettement en-dessous des normes actuelles et résultent
d’effets non-thermiques.
Priartém et Agir pour l’Environnement espèrent
que ce rapport amènera les pouvoirs publics français à prendre
enfin au sérieux les inquiétudes régulièrement
exprimées par ertains experts scientifiques. Les associations
espèrent que la France ne souffrira pas une nouvelle
fois du « syndrome de TcherMobile », qui maintient
notre pays dans un climat de pseudo-certitudes scientifiques,
auto-construites par un quartette d’experts « officiels » à l’indépendance
douteuse.
Il est plus que jamais urgent que des travaux tels que ceux
que vient de publier ce groupe de scientifiques soient d’une
part largement diffusés, notamment au sein du monde
médical, et d’autre part, intégrés
dans la définition de nouvelles normes réglementaires.
Priartem et Agir pour l’environnement profiteront du
rendez-vous fixé avec le cabinet de la Ministre de la
Santé jeudi 13 septembre prochain pour transmettent
immédiatement copie de ce rapport à la Ministre
de la santé. Elles espèrent obtenir rapidement
un rendez-vous au Ministère de l’écologie
afin d’obtenir que le dossier de la téléphonie
mobile soit enfin pris en compte dans le programme du Grenelle
de l’environnement.
CONTACT PRESSE
Janine Le Calvez - Présidente de Priartém
: 0145345243
Stéphen Kerckhove - Délégué général
d'Agir pour l'Environnement : 0140310299

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