Le CHS de la Direction des affaires culturelles de la Ville de
Paris, réuni le mercredi 18 octobre 2007 a voté le
principe d’un moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques
parisiennes, proposé par la Syndicat SUPAP-FSU et soutenu
par les associations Priartém et Agir pour l’Environnement,
sollicitées à titre d’experts. Les syndicats
et associations, après avoir constaté les effets
sanitaires du Wifi et la possibilité de recourir à des
solutions alternatives par câbles, ont soumis au vote une
motion réclamant un moratoire sur le développement
du Wifi dans les bibliothèques et musées.
Les associations Priartem et Agir pour l’environnement,
s’appuyant, notamment sur une étude américaine
récente (Lee and al.) qui montre les effets génotoxiques
des ondes de 2450 MHz (fréquence du WiFi) et sur le
rapport d’expertise BioInitiative produit par 14 scientifiques
internationaux qui conclut à la nécessité de
revoir les normes réglementaires concernant l’exposition
aux champs électromagnétiques, ont mis en avant
la nécessité de prendre des mesures de protection
des personnels. Elles ont rappelé qu’il fallait
absolument privilégier les connexions filaires.
Plusieurs personnes de bibliothèques récemment
connectées (10è, 11è, 13è, 14è,
16è et 18è) sont venues témoigner des
troubles qu’elles ressentaient : maux de têtes,
vertiges, malaises, douleurs musculaires... certaines ayant
même dû exercer leur droit de retrait, tant la
situation était, pour elles, devenue insupportable.
Le principe du moratoire a été accepté par
un vote positif de l’ensemble des organisations syndicales à l’exception
de la CFDT qui s’est abstenue. Monsieur Girard, adjoint
au Maire en charge de la Culture, s’est également
abstenu de même que l’ensemble des représentants
de l’administration, permettant ainsi à la motion
présentée d’être adoptée.
Les syndicats et associations se félicitent de ce vote
qui vient mettre un coup de frein au développement anarchique
du Wifi dans les bâtiments publics.
Ce vote, qui est une première, doit maintenant être
suivi d’une décision politique de mise en œuvre
de ce moratoire. Le syndicat Supap-FSU et les associations
invitent l’ensemble des élus d’arrondissement à soumettre, à l’occasion
de Conseils municipaux, des vœux réclamant également
un moratoire du Wifi dans les bâtiments publics.

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