Paris, le 15 janvier 08 : Suite à la commercialisation
d’un portable explicitement destiné à des
enfants de 6 ans et plus par la société Imaginarium,
les associations ont souhaité être reçues
par le ministère de la Santé.
Fin décembre, le conseil scientifique de la Fondation
Santé et Radiofréquence a tenu à exprimer
ses doutes et inquiétudes face à la vente
de portables pour enfants, inquiétudes étayées
par une lecture assidue de la prose scientifique récente
laissant entrevoir des effets sur la santé des usagers
après dix ans d’une utilisation prolongée.
Début janvier, le ministère de la santé reprenait à son
compte ce communiqué en appelant les parents à la
plus grande prudence. Quelques jours plus tard, Nathalie
Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat à l’Ecologie,
déclarait publiquement qu’elle était
favorable à l’interdiction de la vente de
ce type de produit.
Les associations constatent qu’après plusieurs
années pendant lesquelles les autorités publiques
ont privilégié une stratégie lénifiante
et attentiste, il semble que le ministère de la
Santé semble enfin prendre conscience de l’ampleur
du risque. Les associations espèrent que les inquiétudes
du ministère de la Santé seront rapidement
suivies de mesures réglementaires.
Parce que les enfants et préadolescents sont devenus
une cible marketing comme une autre, les associations réclament
l’interdiction de la commercialisation et de la promotion
des portables destinés explicitement aux enfants.
Selon une récente étude de l’Université de
Porto Allègre, la boîte crânienne des
enfants absorberaient 60% de radiations de plus que celle
d’un adulte. De plus, les enfants et préadolescents
sont la première génération qui connaîtra
une exposition tout au long de la vie. Parce qu’une
interdiction ne devient effective que si et seulement si
elle est comprise et acceptée, les associations
réclament le lancement d’une grande campagne
d’information et de sensibilisation au bonne usage
du portable.
Face aux risques potentiels dont les effets cancérigènes
décrits dans un certain nombre d’études épidémiologiques
menées dans le cadre du programme Interphone/OMS,
les associations réclament l’application immédiate
du principe de précaution. Celui-ci passe par une
réglementation encadrant le développement
de la téléphonie mobile, portables, antennes
relais et wifi compris.
A la suite de leur rencontre avec le cabinet de la ministre
de la Santé, 8avenue de Ségur (Paris 7ème)
un point presse est organisé à 16h devant
le ministère de la Santé par les associations
Agir pour l'Environnement et PRIARTéM.
Contact presse :
Stéphen Kerckhove – Agir pour l'Environnement – TéL.
0140310299
Janine Le Calvez – PRIARTéM – Tél.
08.73.05.04.21