Paris, le 15 juin 2008 : Vingt scientifiques, dont la
plupart sont des cancérologues réputés
viennent de signer un appel afin que des mesures de précaution
soient prises pour limiter les risques du portable, notamment
chez les jeunes. Pour les signataires, on se trouve aujourd’hui « dans
la même situation qu’il y a cinquante ans pour
l’amiante et le tabac. » (JDD du 15 juin 2008).
Les associations se félicitent d'une telle prise
de position et appellent le ministère de la Santé à agir
en conséquence.
Selon les associations, ce premier appel lancé à l’initiative
de membres éminents du monde médical français
sur les risques liés à la téléphonie
mobile, constitue une alerte de plus qui nécessite
une réponse immédiate des autorités
publiques en charge de la santé.
Les associations constatent avec amertume que la loi-cadre
Grenelle demeure quasi muette sur ce sujet de santé publique.
Depuis plusieurs années déjà, Priartem
et Agir pour l'Environnement tentent d’obtenir
des pouvoirs publics le lancement de campagnes d’informations
sur les risques potentiels liés à l’usage
du portable, l’interdiction de la commercialisation
des téléphones portables spécifiquement
destinés aux enfants, l’interdiction des
campagnes promotionnelles des opérateurs à destination
des jeunes ainsi qu’un abaissement des normes réglementaires
actuellement en vigueur.
Malgré les promesses électorales du Président
de la république concernant, notamment la commercialisation
des portables destinés aux enfants, aucune mesure
n’a été prise, hormis la diffusion
d’un communiqué de presse, le 2 janvier
sur la nécessité d’appliquer le principe
de précaution. Pour les associations, une simple
communication insqtitutionnelle ne peut pas se substituer à l’action
politique.
les associations considèrent que la comparaison
qui revient de plus en plus systématiquement dans
l’expression des scientifiques avec le tabac incite à mobiliser
des moyens analogues de sensibilisation aux risques afin
de favoriser l’adoption d’une consommation
plus raisonnée du portable.
Un certain nombre de spécialistes constatent,
en effet, déjà la multiplication des conduites
addictives au portable, tout particulièrement
chez les adolescents. Une recherche récente d’un
spécialiste du sommeil (G. Brade, Suède)
a montré que cette addiction semblait avoir des
répercussions sur l’équilibre comportemental
de ceux-ci (troubles du sommeil, irritabilité et
agressivité, conduites à risques…).
Seules des campagnes officielles, relayées dans
les milieux scolaires par des programmes appropriés
du type de ceux qui ont été réalisés
sur le tabac ou la nutrition par exemple, pourront permettre
de retourner cette tendance.
Priartem et Agir pour l’environnement appellent
les ministres de la santé et de l’écologie à tout
mettre en œuvre pour éviter que le téléphone
portable soit le prochain et plus important scandale
de santé publique.
Contacts presse :
Janine le Calvez, Présidente de Priartem : 02
37 41 80 55
Stéphen KERCKHOVE, Délégué général
d’Agir pour l’Environnement : 01 40 31 02
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