Paris, le 1er octobre : L'opérateur de téléphonie
mobile vient d'être condamné, en première
instance, à retirer une antenne relais au nom du
principe de précaution et des effets sanitaires
potentiels induits par une exposition aux champs électromagnétiques
de la téléphonie mobile.
Les associations se félicitent de ce résultat
judiciaire. Cette procédure met en relief l'absence –coupable-
de réglementation nationale qui oblige les riverains à faire
appel à la justice pour obtenir l'application d'un
droit pourtant inscrit dans le préambule de la Constitution.
Les
associations appellent le législateur à adopter
rapidement une réglementation contraignante afin
de réduire l'exposition du grand public à 0,6
volt par mètre contre les 41 et 58 volts par mètre
aujourd'hui, valeurs considérées par les
Parlement européen comme « obsolètes ».
Alors qu'un certain nombre de scientifiques expriment
de plus en plus fortement leurs inquiétudes à l'égard
d'une technologie manifestement génératrice
d'effets sur la santé, les associations sont scandalisées
par les propos tenus par le Président de la Fondation
Santé et Radiofréquence considérant
certains auteurs du rapport international BioInitiative
comme des « tricheurs ». La violence du propos
(que les associations considèrent comme outranciers
et manifestement diffamatoires) cache mal le malaise saisissant
les experts officiels qui ont réussi, pendant longtemps, à maintenir
une unanimité de façade qui se lézarde
de jour en jour.
Contact presse :
Stéphen Kerckhove – Agir pour l’Environnement – Tél.
01.40.31.02.99
Janine Le Calvez – Présidente de Priartém
- Tél. 01.42.47.81.54
