Paris, le 12 janvier 2009 : Mardi 13 janvier marquera une
reprise de l’activité institutionnelle sur
le dossier de la téléphonie mobile. Les
associations Agir pour l’Environnement et Priartém
répondront présentes à pas moins
de trois rendez-vous institutionnels afin de faire entendre
la voix citoyenne et revendiquer l’application
du principe de précaution.
Après plus d’un an d’interruption,
la Mairie de Paris vient de décider de réactiver
sa commission de concertation. Les associations Agir pour
l’Environnement et Priartém y relaieront les
exigences des riverains d’antennes relais et y rappelleront
leurs propositions pour une amélioration de la charte
parisienne et son fonctionnement démocratique. Wifi
dans les bibliothèques parisiennes, conférence
de citoyens, dossiers en déshérence depuis
parfois plusieurs années… les associations
attendent beaucoup de cette première réunion
de cette instance de concertation.
Ce même jour, les deux associations interviendront également
au sein de l’instance de dialogue de la Fondation
Santé et Radiofréquences afin d’y exiger
un débat pluraliste et contradictoire nécessaires à une
bonne avancée de la connaissance scientifique. Au
regard du monolithisme de l’expertise nationale en
la matière, force nous est de constater qu’il
y a encore un long chemin à parcourir entre une
expertise pluraliste, contradictoire et transparente et
les positions scientifiques officielles actuelles. C’est
dans ce même esprit que les deux associations ont
accepté de participer également, au titre
d’observateur, à l’expertise menée
actuellement par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire
et Environnementale au Travail. Par ces participations
actives, les associations espèrent obtenir que l’unanimité de
façade d’experts peu ou pas indépendants à l’égard
du lobby de la téléphonie mobile vole en éclat.
En fin de journée, Stéphen Kerckhove, délégué général
d’Agir pour l’Environnement, sera reçu
par Monsieur Alain Gest, député de la Somme
et chargé au nom de l’Office Parlementaire
d’évaluation des choix scientifiques et technologiques
d’évaluer la pertinence d’un nouveau
rapport sur le sujet de la téléphonie mobile.
Pour les associations Agir pour l’Environnement et
Priartém, l’accumulation récente de
résultats scientifiques préoccupants non
prise en compte à travers des mesures de santé publique
mérite un nouveau rapport de l’OPECST. Celui-ci
permettrait, notamment, d’introduire sereinement
le débat parlementaire annoncé dans le cadre
du projet de loi dit Grenelle2. Selon Janine Le Calvez,
présidente de Priartém, l’absence de
toute référence à des mesures législatives
contraignantes encadrant le développement des antennes
relais dans le projet de loi dit Grenelle2 est particulièrement
inacceptable et apporte la démonstration de la puissance
du lobby de la téléphonie mobile. Nous attendons
des députés qu’ils se mobilisent en
proposant nombre d’amendements comblant ainsi les
carences du Gouvernement en la matière.
