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Attendue par les associations depuis plusieurs mois,
la charte parisienne visant à encadrer l'implantation
des antennes relais vient d'être signée par la
Marie de Paris et les opérateurs de téléphonie
mobile.
Au regret des associations, cette charte entérine une
nouvelle norme d'exposition du public basée sur une
moyenne journalière. Alors que l'objectif affiché
était de baisser les seuils d'exposition limites à
un niveau compris entre 1,2 et 2,5 volts par mètre,
la charte signée maintient les seuils d'exposition
très élevés du décret du 3 mai
2002 tout en formulant le souhait d'une baisse des seuils
d'exposition sur une durée moyenne de 24 heures. En
lissant sur 24 heures les pics d'émission, la Mairie
de Paris permet aux opérateurs de continuer à
concentrer les implantations sur un même site tout en
diluant les fortes émissions sur un laps de temps défini
abstraitement.
Les associations uvrant pour une prise en considération
du principe de précaution dans le domaine de le téléphonie
mobile ne se satisfont pas de cette moyenne ainsi fixée
ne modifiant en rien les pratiques des opérateurs,
ni les émissions des antennes déjà implantées.
Moins d'un pour cent des antennes déjà implantées
seraient concernées par les seuils définis par
cette charte.
Par ailleurs, les associations s'étonnent de ne pas
être associées à la commission de concertation
censée débattre des futures implantations rassemblant
pourtant les opérateurs et la plupart des services
techniques de la Mairie de Paris. La Mairie de Paris et les
opérateurs, en entérinant une charte finalement
très peu contraignante, tentent de répondre
médiatiquement à l'aspect " psychosomatique
" du problème des antennes relais sans répondre
aux risques sanitaires posés par un grand nombre d'antennes
situées à proximité d'habitations et
de sites sensibles comme les écoles, crèches,
maisons de retraites et hôpitaux. Les associations attendaient
un engagement fort de la Mairie de Paris. Force est de constaté
qu'il n'en n'est rien !
Les associations attendent toujours du Ministère de
la Santé une modification du décret du 3 mai
2002 afin que les seuils d'exposition limites, actuellement
fixés à 41 et 58 volts par mètre, soient
revus à la baisse. L'objectif de 1 volt par mètre
en pic d'émission doit être affiché, notamment
à proximité des sites sensibles.
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