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Paris, le 27 juin 2005 : RTE, le gestionnaire du réseau
de transport d’électricité et filiale
d’EDF, vient d’annoncer, par voie de communiqué de
presse, un record de consommation électrique s’établissant à plus
de 84.000 mégawatts. Ce record a eu lieu mercredi
26 janvier vers 19h. Bien que ce pic de consommation ait été prévisible,
aucune action spécifique n’a été engagée
pour lisser la consommation, évitant par là même
le recours aux vieilles centrales les plus émettrices
de gaz à effet de serre.
La puissance électrique installée en France
est d’environ 114 500 MWe dont 63 000 MWe délivrés
par des centrales nucléaires. La France a donc une
capacité électrique installée excédant
de 30.000 MW sa consommation maximale réelle !
Agir pour l'Environnement constate pourtant avec inquiétude
la progression de la consommation électrique de plus
de 2% sur un an. Le Gouvernement français semble regarder
en spectateur l’évolution de la consommation électrique
du pays sans réelle ambition politique en matière
de maîtrise de l’énergie.
Alors que la Loi d’Orientation sur l’Energie érige
la Maîtrise de l’Energie au rang de priorité,
il n’existe aucune campagne étatique visant à stabiliser
puis réduire durablement la consommation d’électricité.
Agir pour l’Environnement ne peut imaginer que cette
carence de l’Etat soit à mettre en parallèle
avec sa volonté de relancer l’EPR, légitimant
a posteriori une croissance des besoins de production électrique.
La dynamique doit impérativement être inversée,
y compris chez le gestionnaire du réseau de transport
d’électricité. Se féliciter, comme
le fait en filigrane RTE, des records de consommation, revient à s’inscrire
dans une logique productiviste du « toujours plus »,
logique très prégnante dans les politiques énergétiques
françaises.
Face à ce constat, Agir pour l’Environnement
invite RTE à communiquer également sur les
records de maîtrise de l’énergie en inversant
la logique des choses. A quel moment les Français
ont-ils réussi à baisser leur consommation, à quel
moment ont-ils réussi à économiser des
ressources naturelles rares et précieuses ? Grâce à cette évolution,
RTE regarderait d’un œil différent les
investissements à effectuer pour maîtriser l’énergie,
et ce afin d’éviter d’engager des sommes
considérables dans de nouvelles lignes THT, drainant
la surproduction électrique française à l’étranger.
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