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Paris, le 02 mai 2005 : Le jour précédant
le passage de la Loi d’Orientation sur les Energies
en deuxième lecture au Sénat, la France a,
de nouveau, franchi un nouveau creux de consommation (source
: www.rte-france.com).
Avec une puissance appelée d’à peine
33.479 MW le 1er mai à 6h45 (pour une capacité de
production française totale supérieure à 100.000
MW !), notre pays montre une nouvelle fois à quel
point la politique énergétique française
repose sur des moyens de production excédentaire.
Le surdimensionnement des moyens de production électrique
tient lieu de politique industriel faisant fi de la demande
des consommateurs/usagers.
Alors que les deux tiers de nos moyens de production sont
inutiles ponctuellement ce 1er mai, et qu’un tiers
l’est conjoncturellement (14% d’électricité exportée à bas
prix, 10% de perte en ligne le long des lignes très
hautes tension, autoconsommation électronucléaire
visant à enrichir le combustible…), les parlementaires
privilégient encore et toujours le relance du nucléaire,
ajoutant de la surproduction à la surproduction.
En marginalisant le développement des énergies
renouvelables tout en occultant l’intérêt
indéniable de la maîtrise de l’énergie,
les parlementaires se risquent, une nouvelle fois, à privilégier
le dogme nucléairocrate à la réalité de
la consommation française.
En date du 1er mai durant toute la journée, la totalité des
centrales nucléaires a été inutile pour
assurer la consommation électrique française.
Preuve qu’en répartissant mieux les consommations électriques
sur 24 heures tout en maîtrisant globalement l’énergie
consommée, il est possible de réduire fortement
l’addiction française au nucléaire.
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