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Greenpeace-France, Sortir du nucléaire et Agir pour
l'environnement ont dénoncé jeudi des déclarations
favorables à l'EPR de la ministre déléguée
à l'Industrie, Nicole Fontaine, et lancé une
nouvelle campagne contre ce réacteur nucléaire
de 3e génération. "Mme Fontaine affirme
que le choix de l'EPR s'impose à la lecture de nombreux
rapports mais cite en fait toujours le même rapport
de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques
et technologiques", a expliqué devant la presse
Stephen Kerckhove (Agir pour l'environnement). Frédéric
Marillier (Greenpeace) a dénoncé "le discours
différent en France et en Finlande", pays qui
a commandé un EPR au consortium franco-allemand Areva-Siemens.
A Paris, on parle d'une période d'expérimentation
de l'EPR "de dix ans" et, en Finlande, "on
parle d'un réacteur clés en mains en 2009".
De son côté, Stéphane Lhomme (Sortir du
Nucléaire) a affirmé, citant le bulletin d'information
énergétique Platts, que "l'Autorité
de sûreté nucléaire finlandaise s'interrogeait
sur une anomalie, en cas d'accident, dans le circuit de circulation
de l'eau de refroidissement qui toucherait tous les réacteurs
en fonctionnement" en France aujourd'hui. "Or l'EPR
a les mêmes défauts que les réacteurs
actuels et en plus il a le désavantage de ne pas avoir
été expérimenté". Intervenant
devant l'association écologiste Comité 21, Mme
Fontaine avait rappelé jeudi matin "la nécessité
de conserver l'option nucléaire ouverte" à
l'horizon 2015 et de "prévoir la construction
prochaine" de l'EPR. Le projet de loi sur les énergies,
inscrivant cet objectif et annoncé pour "début
2004", fait encore l'objet d'"arbitrages",
avait-elle précisé. Il devrait finalement être
présenté en conseil des ministres "au cours
du semestre". Les associations anti-nucléaires
ont annoncé une nouvelle campagne anti-EPR, soutenue,
selon elles, par "une quinzaine d'organisations".
Elles distribueront "en 50.000 exemplaires" une
brochure soulignant "les dangers et le coût"
de l'EPR "qui ne constitue pas la solution à l'effet
de serre". M. Lhomme a annoncé l'organisation
séparée par son association de 25 manifestations
devant les "sites nucléaires" entre le 24
avril et le 23 mai.
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