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Paris, le 19 juillet 2006 :
EDF semble avoir quelques difficultés à assurer
l’équilibre entre l’offre et la demande
d’électricité en cette période
estivale, à tel point que cette société affirme
devoir importer du courant provenant de pays étrangers.
Sans remettre en doute les affirmations de cette société,
Agir pour l'Environnement constate que la demande d’électricité française
plafonne à un niveau inférieur à 60.000
MW pour une capacité de production supérieure à 100.000
MW. Si EDF n’est pas apte à répondre à la
demande d’électricité, la responsabilité en
incombe directement à l’imprévoyance
d’EDF qui est obligée de mettre à l’arrêt
un certain nombre de réacteurs et non à cause
d’un déficit structurel. Le Gouvernement devrait
ainsi prendre acte des limites du tout-nucléaire.
L’unilatéralisme en matière énergétique
crée les conditions d’une faiblesse extrême
du système électrique français et doit
donc être remis en cause !
A quelques jours du terme de l’enquête publique
relatif à la construction éventuelle d’un
nouveau réacteur EPR à Flamanville, EDF a tout
intérêt à propager l’idée
d’un déficit structurel, invitant par là-même
les pouvoirs publics à investir rapidement dans de
nouvelles capacités de production.
Force est de constater que ces importations d’électricité remettent
en cause le mythe franco-français d’indépendance énergétique
puisque EDF et ses réacteurs nucléaires demeurent
des géants aux pieds d’argile en cas de fortes
chaleurs. L’imprévoyance d’EDF alliée à la
perfectibilité du système électrique
français amène le lobby nucléaire à importer
de l’électricité chez nos partenaires
européens suisses, allemands et italiens qui ont fait
le choix responsable de ne plus dépendre du nucléaire.
Face aux défaillances du nucléaire, Agir pour
l'Environnement réclame une diversification des moyens
de production électrique afin de ne plus être
soumis aux aléas structurels des centrales nucléaires.
L’association réclame également la mise
en œuvre d’une vaste campagne de maîtrise
de l’énergie reposant notamment sur l’isolation
et la construction de bâtiment bioclimatique ne nécessitant
pas systématiquement le recours à une climatisation énergétivore
et climatophage !
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