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Plusieurs organisations écologistes ont critiqué la
décision gouvernementale
d'autoriser les centrales d'EDF à relâcher des
eaux plus chaudes dans les
rivières.
«
Une nouvelle fois, le lobby nucléaire obtient une
réglementation sur
mesure, dont les conséquences sur l'environnement
seront évaluées a
posteriori par le lobby lui-même, sans véritable étude
d'impact préalable »,
estime ainsi Agir pour l'environnement. Pour Greenpeace,
cela « va
contribuer à fragiliser encore davantage des écosystèmes
déjà durement éprouvés ».
La ligue Roc pour la préservation de la faune sauvage
dénonce également les
effets de ces dérogations qui, « couplées à une
pluviométrie médiocre
faisant diminuer le volume des eaux », laissent craindre
que « nous n'ayons
plus de fleuves dignes de ce nom mais, des filets d'eau chaude
sans vie possible ».
L'autorisation vaut jusqu'au 30 septembre. Le réseau « Sortir
du nucléaire» n'en revient pas et exprime « sa plus grande colère » devant
l'initiative d'EDF,
l'accusant de « sacrifier l'environnement au profit
de la production
nucléaire ».
Les politiques ne sont évidemment pas en reste. Le
Parti socialiste critique
ainsi « l'absence de transparence » dans la décision
gouvernementale. Il
regrette aussi « l'absence de concertation sur les
conséquences pour la
faune et pour la flore », selon la secrétaire
nationale, Delphine Batho : «
Cette situation montre l'urgence d'une lutte à l'échelle
internationale
contre le réchauffement climatique, mais aussi d'une
diversification dans la
production française d'électricité,
avec un développement des énergies
renouvelables de façon à baisser la part du
nucléaire dans la production. »
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