La Voix du Nord - 27 juillet 2006
La « colère » des écologistes


Plusieurs organisations écologistes ont critiqué la décision gouvernementale d'autoriser les centrales d'EDF à relâcher des eaux plus chaudes dans les rivières.

« Une nouvelle fois, le lobby nucléaire obtient une réglementation sur mesure, dont les conséquences sur l'environnement seront évaluées a posteriori par le lobby lui-même, sans véritable étude d'impact préalable », estime ainsi Agir pour l'environnement. Pour Greenpeace, cela « va contribuer à fragiliser encore davantage des écosystèmes déjà durement éprouvés ».

La ligue Roc pour la préservation de la faune sauvage dénonce également les effets de ces dérogations qui, « couplées à une pluviométrie médiocre faisant diminuer le volume des eaux », laissent craindre que « nous n'ayons plus de fleuves dignes de ce nom mais, des filets d'eau chaude sans vie possible ».

L'autorisation vaut jusqu'au 30 septembre. Le réseau « Sortir du nucléaire» n'en revient pas et exprime « sa plus grande colère » devant l'initiative d'EDF, l'accusant de « sacrifier l'environnement au profit de la production nucléaire ».

Les politiques ne sont évidemment pas en reste. Le Parti socialiste critique ainsi « l'absence de transparence » dans la décision gouvernementale. Il regrette aussi « l'absence de concertation sur les conséquences pour la faune et pour la flore », selon la secrétaire nationale, Delphine Batho : « Cette situation montre l'urgence d'une lutte à l'échelle internationale contre le réchauffement climatique, mais aussi d'une diversification dans la production française d'électricité, avec un développement des énergies renouvelables de façon à baisser la part du nucléaire dans la production. »

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