|
Paris, le 27 juillet 2006 : Moins de quatre jours avant la
fin de l’enquête publique relative à la
construction d’un nouveau réacteur électronucléaire
dit EPR à Flamanville dans la Manche, Agir pour
l'Environnement publie avec Greenpeace un sondage exclusif
effectué par l’institut BVA. Ce sondage a été réalisé par
téléphone les 21 et 22 juillet derniers auprès
d’un panel de 1006 personnes représentatives
de la population française.
Face aux enjeux énergétiques, 84%
des Français
plaident en faveur des énergies renouvelables quand
77% aimeraient voir se développer des campagnes de
maîtrise de l’énergie. Au regard de ce
plébiscite, il est à noter que moins de 31%
des Français souhaitent que l’énergie
nucléaire soit développée pour répondre à la
crise énergétique actuelle. Pire, 81%
des français
considèrent le nucléaire comme une technologie à risque
!
Alors que l’enquête publique est menée
en pleine période estivale et circonscrite aux seules
19 communes entourant le futur projet d’EPR à Flamanville,
Agir pour l'Environnement constate une nouvelle fois que
le Gouvernement semble vouloir imposer un réacteur
nucléaire de troisième génération à l’aide
d’une procédure administrative minimaliste et
expéditive.
En lieu et place d’une consultation réellement
interactive, les Français ont subi une enquête
publique radioactive. Ils sont pourtant nombreux à vouloir être
consulté sur le nucléaire avec par exemple
80% favorables à l'organisation d'un référendum
sur la sortie du nucléaire.
Une nouvelle fois, le Gouvernement fait la preuve de son
intransigeance et de son dogmatisme en matière énergétique.
Alors même que l’unilatéralisme énergétique
et sa mythique « indépendance énergétique » conduisent
la France à devoir importer de l’électricité tout
en rejetant, à l’aide de réglementations
d’exception des eaux de plus en plus chaudes dans les
fleuves français – et ce aux dépends
des écosystèmes, la France s’entête
en profitant de la torpeur estivale pour imposer le service
minimum en matière d’enquête publique.
Agir pour l'Environnement et Greenpeace
enjoignent le Gouvernement à prendre
acte du refus persistant des Français à l’encontre
du nucléaire en général et de l’EPR
en particulier. Les associations demandent au Gouvernement, à EDF, à RTE
et au Commissaire enquêteur la suspension immédiate
du projet EPR et la réaffectation, en faveur du développement
des énergies renouvelables et de la maîtrise
de l’énergie, des 3,5 milliards d’euros
prévus pour la construction de ce prototype et de
sa ligne à très haute tension. Les
associations appellent au rassemblement initié par
le collectif « EPR
: Non merci ! » prévu devant la préfecture
de la Manche à Saint-Lô samedi 29 juillet à 15h
afin de rappeler leur opposition à l’égard
de l’EPR, inutile, dispendieux et dangereux.
Contact presse :
Stéphen KERCKHOVE - Agir pour l'Environnement - Tél.
06.73.41.30.62
Frédéric MARILLIER - Chargé de campagne
Nucléaire Greenpeace France - Tél. 06.73.89.55.04
|