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Paris, le 3 juillet 2008 : Alors que la France vient de prendre
la présidence de l’Union européenne pour
un semestre et doit à ce titre faire aboutir un paquet
énergie dans lequel est inscrit un objectif de 20%
d’énergies renouvelables à échéance
2020, le président de la République s’apprête,
à l’occasion d’un déplacement au
Creusot (71), à annoncer le lancement d’un ou
deux nouveaux EPR.
Cette annonce franco-française interroge sur le sens
que compte donner le Chef de l’Etat à sa présidence
de l’Union européenne. Faut-il en déduire
que « la politique européenne de l’énergie
qui passe par le développement des énergies
renouvelables ne s’appliquerait pas à la France
? » Ajouter de la surproduction électronucléaire
à la surproduction électronucléaire déjà
existante ne nous permettra pas ni d’atteindre nos objectifs
en matière d’énergies renouvelables, ni
de faire rouler les automobiles.
Alors même qu’EDF s’oppose directement
à la construction de nouvelles centrales, jugeant la
surcapacité électrique française largement
suffisante pour répondre à la demande, l’entêtement
du Chef de l’Etat semble dicté par des impératifs
purement financiers à mille lieux de toutes justifications
énergétiques. Avant de céder Areva au
secteur privé, Nicolas Sarkozy semble enclin à
vouloir gonfler la dote de la mariée en lui assurant
un carnet de commandes garni. Faute de succès à
l’international, la France orchestre donc une opération
financière discutable visant à augmenter artificiellement
la valeur d’Areva.
Pour Stéphen Kerckhove, délégué
général d’Agir pour l’Environnement,
« le débat énergétique mérite
mieux qu’un débat idéologique dicté
par des impératifs purement financiers qui ne répondra
ni aux enjeux énergétiques ni à la crise
climatique ».
Contact presse :
Stéphen Kerckhove – Agir pour l’Environnement
– Tél. 01.40.31.02.99
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