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Paris,
le 30 janvier 2009 : Le Chef de l’Etat, au
lieu de diversifier et décentraliser les modes de
production de l’électricité donne une
fois encore des gages au lobby nucléaire, jamais
rassasié en lançant un deuxième EPR
!
Agir pour l’Environnement constate avec stupeur
qu’alors que la France est largement excédentaire
en capacité de production électrique de base
et très en retard dans le développement des énergies
renouvelables, le Chef de l’Etat adopte la posture
de VRP de l’EPR, l’amenant à accumuler
les projets inutiles et dispendieux. Les pics de consommation électrique
récents qui ont montré l’extrême
faillibilité du système électrique
français reposant sur le primat du nucléaire,
et la récente tempête qui a mis à mal
un système électrique national centralisé et
reposant sur l’acheminement de l’électricité à l’aide
de lignes à très haute tension devraient
amener l’Etat français à renoncer à une
politique énergétique reposant sur le tout-nucléaire.
Après cette décision de « re-re-re-relance » d’une
nouvelle centrale nucléaire, Stéphen Kerckhove,
délégué général d’Agir
pour l’Environnement réagit : « Au secours,
Pierre Messmer revient ! Si la nouvelle économie
ressemble à celle défendue par le premier
Ministre de 1974 qui imposa le premier programme électronucléaire
français… la rupture politique n’est
qu’une rupture de style dans une continuité radioactive
! »
Pour mémoire, c’est déjà Nicolas
Sarkozy, alors ministre de l’Economie, qui avait
imposé le premier EPR français à la
suite de la Loi sur l’Energie adoptée en 2006.
A l’époque, cette centrale nucléaire était
présentée comme un démonstrateur,
dont la vocation première n’était pas
de produire de l’électricité mais de
servir de vitrine à l’exportation. Agir pour
l’Environnement s’interroge sur le nombre d’EPR
qu’il faudra à la France avant de découvrir
l’inutilité de ce type de centrale et la profondeur
abyssale du coût engendré pour la collectivité nationale.
Au regard de l’échec commercial patent et
de l’envolé des coûts d’investissement
du 1er EPR de Flamanville, le Chef de l’Etat persévère
dans l’erreur au lieu de prendre acte de cette catastrophe
financière et industrielle. Pour Agir pour l’Environnement,
le Chef de l’Etat, en donnant raison au tenant du
tout nucléaire, s’enferme dans une logique
irrationnelle et totalement incompréhensible.
Alors que l’avenir est dans les énergies
vertes, la promotion de l’efficacité énergétique
et la maîtrise de l’énergie, la Chef
de l’Etat prend le contre-pied des conclusions du
Grenelle de l’environnement. A tel point que ce Grenelle
de l’environnement est devenu un simple exercice
de style qui ne fait plus guère illusion pour personne.
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