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Paris, le 02 novembre 2009 : Alors que la consommation électrique
française a baissé de 1,2% depuis le 1er janvier,
le Réseau de Transport de l’Electricité
vient d’annoncer qu’en cas de « froid intense
et durable », la France devrait importer 4000 MW d’électricité.
Pour Agir pour l’Environnement, cette annonce est la
preuve définitive de l’incapacité du système
nucléaire français à répondre
à la demande hexagonale. La consommation française
est de plus en plus marquée par des périodes
de pointe principalement dues à l’omniprésence
du chauffage électrique qui solidarise les courbes
de consommation avec celle des températures.
En privilégiant un système de production reposant
très majoritairement sur le nucléaire, la France
a opté pour un système peu flexible incapable
de répondre aux demandes de pointe. La France a donc
exporté 9.7% de sa production en 2008 mais doit paradoxalement
en importer lorsque cette électricité est rare
et donc chère !
Une fois encore, l’association Agir pour l’Environnement
relève que le nucléaire n’est pas seulement
une erreur écologique, c’est aussi un non-sens
économique ! En privilégiant, contre vent et
marée, le nucléaire, la France s’astreint
à exporter une électricité nucléaire
de base lorsque personne n’en veut et s’oblige
à en acheter en période de froid, période
où l’électricité est la plus couteuse
sur les marchés internationaux.
Pire, alors que tous les signaux sont au rouge depuis de
nombreuses années, que les pics de consommation sont
de plus en plus marqués et nombreux, la France s’entête
en programmant la construction de deux nouveaux réacteurs
qui ne feront qu’ajouter à la surproduction actuelle
une électricité de base dont on ne sait que
faire !
La communication de RTE met également en lumière
l’extrême vétusté des centrales
nucléaires mises à l’arrêt les unes
après les autres. En autorisant EDF à exploiter
ses centrales dix ans de plus (soit désormais 40 ans
!), l’Etat français a dégoupillé
une véritable bombe à retardement.
Enfin, l’association constate que la mythique «
indépendance énergétique de la France
» promue par les tenants du tout-nucléaire semble
belle et bien avoir vécu.
Agir pour l’Environnement appelle l’Etat français
à revoir sa position sur la question des nouvelles
centrales nucléaires EPR à Flamanville et Penly
et réaffecter les sommes prévues à l’élaboration
d’une véritable politique de maîtrise de
l’énergie, de lissage des pics de consommation
et de développement des énergies renouvelables.
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