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La tenue d'un débat parlementaire
sur l'énergie jeudi, qui enclenchera selon le président
d'EDF François Roussely la procédure de choix
du site du futur réacteur nucléaire EPR, constitue
un "inacceptable passage en force", a estimé
mercredi Sortir du nucléaire. Le réseau anti-nucléaire
(688 associations françaises) juge "illégitime"
la décision de construire un réacteur nucléaire
de troisième génération à eau
sous pression (EPR). "Le débat national sur l'énergie
organisé en 2003 n'a été qu'une parodie
de démocratie, la population n'étant pas associée
aux débats qui se tenaient pour la plupart en journée
de pleine semaine", estime le réseau. "Les
députés vont subir un débat superficiel
aux décisions déjà prises", indiquent
mercredi dans un communiqué commun Sortir du nucléaire,
Agir pour l'environnement, Greenpeace, les Amis de la Terre
et le Réseau Action Climat France. Ces associations
contestent le lancement de l'EPR "sans débat ni
concertation" alors qu'"il n'existe toujours pas
d'ambition en matière de maîtrise de l'énergie
et de développement des énergies renouvelables".
Elles appellent les députés "hostiles à
cette mascarade à boycotter le débat parlementaire
prévu jeudi" et à participer à un
échange citoyen au même moment Place des Invalides.
Sortir du nucléaire annonce également un "Tour
de France" contre la construction de l'EPR du 24 avril
au 23 mai, qui culminera le 22 mai par une manifestation à
Rouen, à proximité du site de Penly donné
favori par les écologistes pour le futur réacteur.
François Roussely a indiqué mardi qu'EDF proposera
au gouvernement un site pour la construction de l'EPR, ainsi
que son mode de financement, à l'issue du débat
au Parlement sur les énergies. Le Premier ministre
Jean-Pierre Raffarin avait déclaré le 5 avril
que la France allait "devoir s'engager" sur la "voie"
de l'EPR et qu'il "demanderait au Parlement d'en débattre
dans les prochaines semaines".
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