Renforcer la sécurité maritime
Associations anti-marées noires et représentants de Bruxelles se rencontrent
Ouest France - 14 juillet 2000


Le directeur général de l'Énergie et des Transports à la Commission européenne rencontrait hier, à l'aéroport de Brest-Guipavas, des représentants des associations anti-marées noires. François Lamoureux, directeur général de l'Énergie et des Transports à la Commission européenne rencontrait hier, à l'aéroport de Brest-Guipavas, des représentants des associations anti-marées noires (Attac, Bretagne vivante SEPBN, LPO, Agir pour l'environnement). Au centre des discussions, les trois mesures proposées par la commission afin de renforcer la sécurité maritime.

- Première proposition, l'interdiction dans tous les ports communautaires de tous les navires de plus de quinze ans, s'ils n'ont pas subi de rigoureux contrôles. Autre mesure, le contrôle des sociétés de classifications, avec possibilité de les suspendre si elles ne font pas bien leur travail. Enfin
interdiction des pétroliers simple coque dans les eaux de l'Union européenne d'ici 2005 à 2015, en fonction du tonnage.

- Ces trois propositions sont un « paquet », ce qui signifie qu'elles ne peuvent être votées ou rejetées que toutes les trois ensemble. C'est donc tout ou rien. « Nous voulons que la présidence française fasse tout pour que ces propositions fassent l'objet d'un accord avant la fin de l'année. Si les gouvernements refusent de les voter, nous irons l'expliquer à l'opinion publique. » Pour François Lamoureux, c'est désormais aux gouvernements des Etats membres de prendre leurs responsabilités. « Les autres pays doivent comprendre que le pétrole qui passe au large de nos côtes, est destiné à tous les pays européens. Ce n'est pas un problème régional.»

- Un deuxième paquet de propositions est également prévu : création d'un organisme européen pour la sécurité maritime pour surveiller l'organisation et l'efficacité des contrôles nationaux, mise en place d'une banque de donnée plus complète sur les bateaux et responsabilisation des affréteurs, transporteurs, armateurs... « Actuellement, des conventions internationales limitent leur responsabilité. Nous souhaitons qu'en cas de faute, cette responsabilité devienne illimitée ou que s'applique le principe de responsabilité solidaire, à savoir que tous les acteurs sont responsables, » explique François Lamoureux. Du côté des associations, on espère que le bon sens l'emportera sur les marchandages entre gouvernements et que les mesures seront rapidement adoptées.

 

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