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Le directeur général de l'Énergie et
des Transports à la Commission européenne rencontrait
hier, à l'aéroport de Brest-Guipavas, des représentants
des associations anti-marées noires. François
Lamoureux, directeur général de l'Énergie
et des Transports à la Commission européenne
rencontrait hier, à l'aéroport de Brest-Guipavas,
des représentants des associations anti-marées
noires (Attac, Bretagne vivante SEPBN, LPO, Agir pour l'environnement).
Au centre des discussions, les trois mesures proposées
par la commission afin de renforcer la sécurité
maritime.
- Première proposition, l'interdiction dans tous les
ports communautaires de tous les navires de plus de quinze
ans, s'ils n'ont pas subi de rigoureux contrôles. Autre
mesure, le contrôle des sociétés de classifications,
avec possibilité de les suspendre si elles ne font
pas bien leur travail. Enfin
interdiction des pétroliers simple coque dans les eaux
de l'Union européenne d'ici 2005 à 2015, en
fonction du tonnage.
- Ces trois propositions sont un « paquet »,
ce qui signifie qu'elles ne peuvent être votées
ou rejetées que toutes les trois ensemble. C'est donc
tout ou rien. « Nous voulons que la présidence
française fasse tout pour que ces propositions fassent
l'objet d'un accord avant la fin de l'année. Si les
gouvernements refusent de les voter, nous irons l'expliquer
à l'opinion publique. » Pour François
Lamoureux, c'est désormais aux gouvernements des Etats
membres de prendre leurs responsabilités. « Les
autres pays doivent comprendre que le pétrole qui passe
au large de nos côtes, est destiné à tous
les pays européens. Ce n'est pas un problème
régional.»
- Un deuxième paquet de propositions est également
prévu : création d'un organisme européen
pour la sécurité maritime pour surveiller l'organisation
et l'efficacité des contrôles nationaux, mise
en place d'une banque de donnée plus complète
sur les bateaux et responsabilisation des affréteurs,
transporteurs, armateurs... « Actuellement, des conventions
internationales limitent leur responsabilité. Nous
souhaitons qu'en cas de faute, cette responsabilité
devienne illimitée ou que s'applique le principe de
responsabilité solidaire, à savoir que tous
les acteurs sont responsables, » explique François
Lamoureux. Du côté des associations, on espère
que le bon sens l'emportera sur les marchandages entre gouvernements
et que les mesures seront rapidement adoptées.
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