*Agir pour l’Environnement – Réseau
Action Climat France – Réseau Sortir du Nucléaire – Les
Amis de la Terre – MDRGF – PRIARTéM
- Résistance à l’Agression Publicitaire – CNIID – Association
pour un Contrat Mondial de l’Eau – ACIPA – Union
Nationale de l’Apiculture Française – Fédération
Nationale de l’Agriculture Biologique – Fédération
Nationale des Associations d’Usagers des Transports
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Après plusieurs mois et années de tergiversations,
la loi Grenelle2 arrivera enfin devant les députés
le 4 mai 2010. Face à l'urgence écologique,
le gouvernement et les parlementaires ont opté pour
une course de lenteur que les grands discours écologiques
n'ont pas cachée bien longtemps. En deux ans et
demi, certains groupes politiques et lobbies ont ainsi
eu le temps de raboter les modestes acquis du Grenelle
de l'environnement et du Grenelle des ondes. Plus que jamais
aujourd'hui, nous sommes fondés à nous inquiéter
des dérives d'un processus démocratique qui,
au lieu de mettre au cœur de l'action publique les
contraintes écologiques, s'est astreint à recouvrir
d'un vernis vert pâle une politique essentiellement
productiviste et consumériste.
Centrale nucléaire à Penly, lignes à très
haute tension, construction de nouvelles autoroutes et
mises en concession autoroutière de routes nationales,
projet de nouvel aéroport, terminal charbonnier, épandage
et renouvellement de pesticides tueurs d'abeilles, implantation
d'antennes relais sans contrainte réelle, construction
d'incinérateurs, abandon de la fiscalité écologique
(taxe carbone et taxe poids-lourds), lois anti-éoliennes,
financement des nanotechnologies, absence de contrôle
réel et efficace des publicités faussement écologiques,
développement des agro-carburants, abandon du
frêt ferroviaire... la longue liste des anicroches,
reculades et décisions anti-écologiques
et unilatérales qui ont plombé le processus « grenelle » nous
amène à une grande amertume et une non
moins grande inquiétude.
Quels que soient les faux-semblants de l'idéologie
dominante, les mensonges des climato-sceptiques, les
errements d'experts à la solde des lobbies ou
les renoncements d'élus qui organisent systématiquement
leur irresponsabilité, les contraintes écologiques
ne sont pas négociables et les crises écologiques
adviendront.
La non régulation écologique de l'économie
et des politiques publiques aboutira inévitablement à une
crise systémique dont les plus faibles économiquement
et socialement seront les premières victimes.
Nous, acteurs et actrices engagé-es de la société civile,
appelons les citoyens et citoyennes à participer à un
rassemblement devant l'Assemblée nationale le
mardi 04 mai 2010 à 16h.
Pour que les parlementaires ne restent pas sourds à nos
demandes, ce rassemblement intitulé "Du bruit
pour l'environnement" se fera en musique. Chaque manifestant
est appelé à venir avec un sifflet ou un
instrument de musique.
