Paris, le 11 mai 2010 : L’association Agir pour
l’Environnement appelle l’ensemble des députés à sanctionner
le greenwashing politique de ce Gouvernement en rejetant,
sans état d’âme, le projet de loi Grenelle2.
Les multiples reculs constatés et coups de canifs
dans les accords issus du Grenelle de l’environnement
ne peuvent cacher les quelques modestes avancées
dont se prévaut le Ministre de l’écologie
pour valoriser un projet de loi vidé de sa substance.
Pour l’association Agir pour l’Environnement,
la somme des cadeaux faits aux lobbies se traduit par un
texte législatif terne et sans saveur. Ce projet
de loi institutionnalise l’écologie hors-sol
qui consiste à « parler vert » sans
pour autant se sentir obligé de traduire dans les
faits les grands discours en faveur de l’environnement.
Tant sur l’éolien, que sur les transports,
le nucléaire, les pesticides, les antennes relais,
les lignes à très haute tension, la publicité extérieure,
les nanotechnologies ou les déchets… la majorité présidentielle
a détricoté patiemment mais avec une perspicacité qu’il
faut lui reconnaître, les modestes « avancées » du
Grenelle de l’environnement.
A l’issue du processus « Grenelle »,
l’association Agir pour l’Environnement constate
amèrement que la rupture tant annoncée en
matière écologique reste largement à démontrer.
Pour l’association, la parenthèse faussement écologique
du Chef de l’Etat se referme sur l’adoption
d’une loi vidée de son contenu par une majorité parlementaire
totalement réfractaire à la rupture écologique
qui reste à construire.
