Après l’Allemagne et la Suisse,
The World Nuclear Exit Tour poursuit sa tournée européenne
en s’arrêtant les 12 et 13 juin prochains en
Italie à l’occasion d’un référendum
permettant au peuple italien de s’exprimer sur cette
question, et ce malgré les vaines tentatives de Sylvio
Berlusconi d’empêcher une telle consultation
démocratique.
Loin de prendre en compte la révolution énergétique
qui a actuellement cours en Europe, la France, (très
à) droite dans ses bottes, joue les géants
aux pieds d’argile en optant pour un unilatéralisme
énergétique stupéfiant.
Contre vents et marées, notre pays fait preuve d’un
manque total de lucidité sur les questions énergétiques
qui va amener la France à prendre un retard considérable
qu’il serait difficile de combler par la suite.
Alors que la France se complait dans un gaspillage énergétique
quasi institutionnalisé , la plupart des pays européens
s’apprêtent à mettre en œuvre de
vastes plans de sobriété énergétique
et de développement des énergies renouvelables.
Faute d’ambitions politiques, à cause d’un
conservatisme énergétique largement partagé
par la droite et la « gauche », il existe un
risque non négligeable que la France s’entête
dans une stratégie inspirée tout à
la fois par l’échec du concorde, du rafale
et du minitel.
Agir pour l’Environnement apporte tout son soutien
au collectif « Vota SI per fermare il nucleare"
et appelle les italiennes et italiens de France à
participer massivement à ce référendum
afin de rejeter le nucléaire, technologie dangereuse,
coûteuse et inutile.
L’association regrette que la France, non contente
d’imposer à la terre entière une énergie
représentant moins de 3% de l’énergie
finale consommée de part le monde, s’acharne
à imposer le silence dans le rang.
L’association saisira l’occasion de la campagne
présidentielle pour interpeller les candidats sur
ce sujet capital.
