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Paris, le 22 mars 2005 : Alors que la France propose, à chaque
occasion, la
transformation du Programme des Nations Unies pour l'Environnement
(PNUE) en
Organisation des Nations Unies pour l'Environnement (ONUE)
et que le
Parlement européen envisage l'adoption d'une résolution
sur la réforme des
Nations unies intégrant la création d'une ONUE,
le Secrétaire général des
Nations unies, M. Kofi Annan, a souligné hier dans
son rapport Dans une plus
grande liberté, qu' « Il est maintenant grand
temps de songer à une
structure plus intégrée permettant d'établir
les normes en matière
d'environnement,
de mener des débats scientifiques et de suivre l'application
des traités. »
Agir pour l'Environnement se félicite de cette prise
de position et appelle
les Etats à négocier, d'ici l'Assemblée
générale de septembre, les statuts
de l'ONUE. A cet égard, les conclusions du groupe
de travail des Amis de
l'ONUE,
mis sur pied par la France, seraient utilement diffusées
aux 191 membres de
l'ONU et ses travaux repris et commentés. Dans ce
cadre, la prise en compte
des propositions de la société civile doit être
améliorée.
Depuis juillet 2003, l'association Agir pour l'Environnement
mène campagne
pour la création de cette institution spécialisée
des Nations Unies.
Les apports minimaux que nouspeut attendons de la future
ONUE sont les
suivants :
- rationnaliser les compétences du PNUE éparpillées
dans les 400 accords
multilatéraux sur l'environnement et leur secrétariat
;
- promouvoir une politique durable pour l'après-Kyoto
;
- garantir l'application des traités environnementaux
par la création d'une
Cour mondiale pour l'environnement ;
- faire autorité en matière d'environnement, à l'instar
de l'Organisation
mondiale de la santé (OMS) dans le domaine de la santé et
faire contrepoids
face à une OMC omnipotente ;
- bénéficier de ressources financières élevées
et pérennes ;
- garantir la participation des citoyens à la prise
de décision par la
création d'un Parlement mondial de l'environnement
;
- développer des réflexions fondamentales sur
les concepts d'ingérence
environnementale, de biens communs de l'humanité et
de dette écologique.

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