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Le nouvel échec de l’OMC à la Conférence
de Cancun démontre, s’il en était besoin,
qu’une gouvernance mondiale focalisée sur le
libre échange et orchestrée par quelques grandes
puissances est définitivement sans avenir. La crise
de légitimité dans laquelle s’enfonce
l’OMC nous invite à reconsidérer l’équilibre
de l’organisation institutionnelle pour la gestion des
biens publics globaux et le développement durable.
Le moment est propice pour intégrer une OMC démocratisée
sous l’égide de l’ONU, afin de la soumettre
aux principes de la Charte des Nations Unies. Pour tendre
vers un développement durable, les Etats et l’ONU
doivent placer les enjeux économiques, sociaux, environnementaux
et culturels sur un pied d’égalité et
c’est là que le bas blesse.
Accessoirement considéré dans une douzaine
d’institutions internationales, l’environnement
est encore négligé dans l’architecture
de la gouvernance mondiale. Existant partout, il n’existe
nulle part et l’OMC continue bonant malant à
l’attirer dans la sphère marchande. Sont désormais
menacés l’agriculture, le patrimoine génétique
ou les services qui touchent des biens aussi essentiels que
l’eau et l’énergie.
Pour faire contrepoids à une OMC tentaculaire, il
devient urgent de créer une Organisation mondiale de
l’environnement (OME), avec un statut d’institution
spécialisée des Nations unies. L’interdépendance
écologique des Etats et la dégradation continue
de l’environnement révélée par
des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes
nous y obligent également. Cohérence, autorité,
équité nord-sud et démocratie participative
sont les principes fondateurs de cette institution que l’on
appelle de nos vœux. Dans ses discours, le Président
Chirac a maintes fois évoqué la nécessité
de créer une OME. Il est grand temps de mobiliser les
Etats pour la concrétiser.
Contact presse :
Narito Harada, Agir pour l’Environnement, coordinateur
des campagnes
01 40 31 34 48

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