Brève parue dans La Revue Durable
n°5 mai-juin 2003


Pour une Organisation mondiale de l’environnement (OME)

L’association Agir pour l’Environnement lance un appel aux chefs d’Etat et de gouvernement pour qu’ils créent une Organisation mondiale de l’environnement (OME). Le secteur de l’environnement reste le parent pauvre de l’ONU. Il n’est doté que d’un programme subsidiaire de coordination, sans financement ni mandat adéquat, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Pour le reste, son traitement se dipserse dans une douzaine d’organisations internationales et de nombreux secrétariats d’accords multilatéraux. Aucune organisation forte ne défend en bloc l’environnement, au même titre que la santé, l’agriculture ou la propriété intellectuelle, qui chacun dispose d’une organisation onusienne.

Seule une institution internationale a une forte chance de faire respecter le droit des générations futures à un environnement vivable et de faire appliquer le principe de précaution. Il est urgent de mettre en place un contre-pouvoir apte à défendre l’écosystème global face à la toute puissance de l’OMC et des institutions de Bretton Woods –FMI et Banque mondiale- qui font systématiquement peser la balance en faveur des intérêts économiques à court terme.

Les initiateurs de la campagne ne souhaitent pas créer un mastodonte technocratique. Ils imaginent une OME ouverte aux citoyens, aux collectivités territoriales, au milieu associatif et aux acteurs économiques du Sud. Ses tâches seraient vastes : aider l’application des accords internationaux, sanctionner les manquements à ces accords et devenir une référence scientifique. Pour financer l’OME, ses promoteurs proposent une taxe mondiale sur les activités polluantes.

 
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