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L'intransigeance de la RATP à l'égard
des antipubs commence à montrer ces limites. Quelques
jours avant le procès intenté à l'encontre
de 62 militants et quelques jours avant le début d'une
campagne antipublicitaire d'expression citoyenne légalement
signée entre Agir pour l'Environnement et Métrobus,
la RATP tente en dernier ressort, un tour de passe-passe relativement
maladroit. La stratégie du grain de sable commence
donc à produire ces effets et gripper la machine publicitaire.
En date du 07 mars, la RATP propose "d'offrir"
47 espaces de libre expression aux antipubs. Ce premier pas
ne répond pas aux questions posées par les antipublicitaires.
L'omniprésence de la publicité de grand format
impose une redondance dégradante et symptomatique de
la société de consommation. Nous ne demandons
pas seulement des espaces de libre expression mais une diminution
drastique de la publicité ainsi que son encadrement
afin que celle-ci n'incite plus à des usages ayant
des conséquences sur l'état de notre planète.
C'est ainsi que les visuels proposés
pour la campagne antipublicitaire d'expression citoyenne (www.agirpourlenvironnement.org
) ne se pose pas comme une nouvelle forme de publicité
mais bien au contraire comme un moyen de contester cette publicité.
"Offrir" ponctuellement 47 panneaux n'est qu'une
stratégie visant à noyer la contestation sous
un flot de publicités. Autrement dit, la contestation
ne s'achète pas avec 47 panneaux, fussent-ils "offerts",
fussent-ils utiliser pour redorer les images dégradées
de Métrobus et de la RATP.
La RATP doit s'engager maintenant à
restreindre d'au moins 50% l'espace affecté à
la publicité, tout en interdisant les espaces publicitaires
de grand taille. Sur les 50% restant, la RATP doit reconnaître
la légitimité des zones de libre expression.
En tout état de cause, aucune publicité ne devra
plus inciter les consommateurs à détruire notre
environnement et dégrader l'image de l'humain. En améliorant
la qualité de l'espace public, moins pollué
par la publicité, la RATP peut espérer accroître
sensiblement le nombre d'usagers des transports publics et
ainsi compenser le manque à gagner publicitaire.

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