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Paris, le 17 mars 2004 : Cinq
messages antipublicitaires sont affichés
sur les murs de la station de métro Belleville du 17
au 31 mars 2004.
Faisant suite aux actions antipublicitaires
qui ont animé ces derniers mois les couloirs du métro
parisien, cette campagne d'expression citoyenne est un moyen
supplémentaire pour inciter la RATP et MétroBus
à engager dès à présent le débat
qui s'impose vis à vis de l'omniprésence publicitaire
dégradant l'espace public. L'impossibilité de
se soustraire à cette agression publicitaire doit conduire
la RATP à diviser par deux l'espace affecté
à la publicité et mieux contrôler le contenu
des publicités restantes.
La récente opération de communication
de MétroBus et de la RATP " offrant " 47
espaces de libre expression n'est pas satisfaisante puisque
son caractère limité dans le temps et l'espace
ne semble être qu'un ultime moyen de détourner
l'attention des usagers des transports. La liberté
d'expression ne peut en aucun cas être circonscrite
en un lieu et un temps donné en fonction d'intérêts
purement marchands. La RATP et MétroBus doivent
envisager dès à présent la mise à
disposition de 1000 espaces de libre expression pérennisés
dans le temps et dans l'espace.
Il est par ailleurs paradoxale que la RATP
et MétroBus puissent tenter, par cette opération
de communication, de répondre maladroitement aux questions
posées par les 62 barbouilleurs tout en les assignant
devant le Tribunal de Grande Instance de Paris. Agir pour
l'Environnement réclame l'arrêt des poursuites
engagées à l'encontre des 62 militants antipublicitaires
qui ont le mérite d'oser contester la privatisation
rampante de l'espace public par la publicité.
Parce que la qualité du cadre urbain
est un élément essentiel pour améliorer
l'attrait des transports publics, la RATP doit prendre conscience
que l'agression publicitaire est un frein à son développement.

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