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PARIS, 3 nov (AFP) - Seize ONG ont lancé mardi à
Paris une campagne contre "l'omniprésence de la
publicité", une "pollution visuelle, auditive
et bientôt olfactive", et contre son "contenu
anti-écologique", citant en exemple la "pub"
pour les 4x4 et les grosses cylindrées.
"L'implantation de centaines
de milliers de panneaux publicitaires s'immisçant dans
les moindres recoins de notre environnement (...) transforme
des pans entiers de nos paysages et de nombreuses entrées
de villes en véritables cloaques visuels", déclarent
les signataires dans un dossier de presse.
La publicité ne constitue
pas seulement en elle-même "une pollution visuelle",
elle favorise la surconsommation d'énergie qui a des
effets désastreux pour le climat de la planète,
estiment-ils.
Elle s'exerce de plus en plus sur
des panneaux lumineux ou à affichage mobile dont chacun
"engloutit chaque année entre 5.000 et 9.000 kWh,
soit la consommation électrique de deux à trois
familles de quatre personnes".
La publicité promeut "inlassablement
la possession d'objets nouveaux entraînant une surconsommation
d'énergie destructrice pour l'environnement" de
la planète, comme les 4x4 et les voitures haut de gamme.
La campagne réunit les altermondialistes
d'Attac, des associations de consommation (Action conso) et
écologistes (Greenpeace-France, Fnaut, Amis de la Terre-France,
Réseau Action Climat-France, Agir pour l'environnement...)
ainsi que les "anti-pub" comme Le publiphobe et
Résistance à l'agression des publicitaires.
Les signataires demandent "une
réglementation limitant le nombre de panneaux et leurs
dimensions", l'"interdiction de toute forme de publicité
augmentant directement la consommation d'énergie",
l'introduction d'une étiquette sur tous les véhicules
pour préciser leur consommation de carburant et leurs
émissions de gaz à effet de serre, ainsi que
la création d'une taxe dissuasive sur les achats de
véhicules les plus consommateurs et les plus polluants.
mo/mpf/sbo
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