|
Paris, le 03 avril 2008 : En pleine Semaine du Développement
durable, un syndicat de gestion des déchets des Côtes
d’Armor peine à faire afficher sa campagne de
prévention des déchets suite aux avis défavorables
du Bureau de Vérification de la Publicité.
Pour les associations, l’avis défavorable du
BVP sur des campagnes de prévention des déchets
met en lumière l’absence totale d’indépendance
et de lucidité de cet organe d’autorégulation.
Alors que le SMICTOM des Châtelets (Côtes d’Armor)
a souhaité mettre en place une campagne d’information
sur la prévention des déchets dans le cadre
de la Semaine du Développement durable, soutenue par
l’ADEME et le Conseil général et répondant
aux orientations du Grenelle de l’environnement, le
BVP a estimé que les visuels créés peuvent « porter
gravement préjudice à des secteurs économiques».
En donnant des avis défavorables sur cette campagne
pourtant positive et à la démarche soutenue
par les pouvoirs publics, le BVP montre une nouvelle fois
son incapacité à répondre de façon
indépendante aux enjeux environnementaux et de consommation.
Les associations constatent que le BVP, laxiste dans son
analyse des publicités anti-écologiques, est
au contraire très sourcilleux dès que les intérêts
bien compris de certains pollueurs sont mis en cause !
Au lendemain d’une rencontre entre le BVP et le ministère
de l’écologie afin de signer une charte permettant
au BVP d’évoluer vers une autorégulation « concertée »,
les associations s’inquiètent de l’ambivalence
d’un organisme d’autocontrôle qui permet
des campagnes pour des produits polluants tout en refusant
des campagnes de prévention des déchets, et
demandent donc aux pouvoirs publics la mise en place d’une
instance de contrôle de la publicité vraiment
indépendante des pouvoirs économiques.
|