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Le Bureau de vérification de la publicité est
décidément une instance aux décisions
et avis souvent paradoxaux. Le BVP a ainsi émis un
avis négatif concernant une campagne publicitaire
incitant à réduire ses déchets.
Une campagne de pub pour réduire les déchets
en incitant les consommateurs à acheter des produits
moins emballés et plus durables. Pour la semaine du
développement durable qui s'est déroulée
début avril, le Smictom des Châtelets, un syndicat
intercommunal chargé des ordures ménagères
dans les Côtes d'Armor, avait bien fait les choses.
Café en paquet contre dosettes avec le slogan « Non
au développement jetable », eau du robinet en
pichet contre bouteilles en plastique, éponge économique
contre lingettes coûteuses, accus rechargeables contre
piles jetables, les grandes affiches spectaculaires visaient
juste.
Tellement juste que le Bureau de vérification de
la publicité (BVP) a vu rouge. Ce dernier, qui se
présente pourtant comme « l'association des
professionnels pour une publicité responsable »,
a émis un avis très défavorable sur
cette campagne, estimant qu'elle est de nature « à porter
gravement préjudice à des secteurs économiques ».
Un avis qui tombe vraiment mal après le Grenelle de
l'environnement qui a décidé de « taxer
les produits fortement générateurs de déchets ».
Le BVP, qui n'a jamais fait la preuve de son efficacité en
matière de contrôle environnemental des publicités,
est cette fois carrément à contre-courant.
Comble du paradoxe, demain, vendredi 11 avril, sera signée
la charte d'engagement pour une publicité responsable
entre le BVP et le ministère de l'Écologie
et du Développement durable.
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