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Vingt cinq ans après sa première
édition, le « Dakar 2004 » lance une nouvelle
fois sa horde de véhicules polluants depuis la ville
de Clermont Ferrand pour rejoindre Dakar, une quinzaine de
jours plus tard. Comme une mauvaise habitude prise au fil
des ans, nous assistons sans réagir au départ
d'un rallye automobile, responsable, directement et indirectement,
par le modèle de société qu'il promeut,
de plusieurs dizaines de morts ; modèle occidental
reposant sur la vitesse, la compétition et un gaspillage
énergétique inacceptable.
Quelques semaines après des intempéries
qui ont noyé, une fois de plus, le sud de la France
et quelques mois après une canicule estivale meurtrière,
il est inadmissible de voir les responsables de ce rallye
privilégier encore la « passion » sportive
à leur responsabilité vis à vis du dérèglement
climatique.
A nouveau, une multitude de 4x4 surpuissants
sera mythifiée, valorisée sur fond de vastes
espaces désertiques et ensoleillés à
conquérir. L'association de ce décor enchanteur
incite ainsi des consommateurs urbains à se doter de
véhicules à quatre roues motrices, dans le seul
but d'accéder à un paraître médiatique
supporté par de longues heures de retransmission télévisuelle.
Façon implicite de décomplexer l'automobiliste
bloqué de longues heures dans des embouteillages tout
en niant explicitement l'existence même du dérèglement
climatique !
Doublement choquant, ce rallye Clermont-Dakar
utilise l'Afrique comme piste de jeu alors même que
ce continent connaîtra à coup sûr les conséquences
catastrophiques de ce dérèglement climatique
sans avoir la capacité financière des pays développés
de s'en protéger partiellement. Comment assister plus
longtemps sans réagir à ce type de course automobile,
qui sous couvert de spectacle et d'aventure conquérante,
colporte une insouciance individualisme et meurtrière
?
Il est impératif de mettre un terme
à ce vaste publireportage qu'a toujours été
le « Dakar ». La France ne peut continuer à
ignorer plus longtemps une catastrophe climatique annoncée.
Dérèglements du climat, tensions internationales
liées à l'épuisement des ressources pétrolières,
insécurités routières. nous ne pouvons
plus accepter les conséquences de ce pauvre spectacle
médiatique mis en scène par des constructeurs
automobiles sans conscience.

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