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Une coalition de 26 associations écologistes a réclamé jeudi "une
révision musclée et rapide" du Plan national
santé environnement (PNSE) lancé par le gouvernement
en juin 2004, à quelques semaines de son premier anniversaire.
Lors d'une conférence de presse, les associations
(Agir pour l'environnement, Greenpeace, WWF, Confédération
paysanne etc) ont dénoncé un plan "minimaliste,
très loin de ce que nous sommes en droit d'attendre
pour assurer une réelle protection contre les risques
liés à l'environnement". "La hausse
des cancers de 40% ces 20 dernières années à âge égal,
le doublement de l'asthme en 20 ans, la diminution de 50%
du nombre de spermatozoïdes sur trois générations,
le fait qu'un couple sur sept rencontre des difficultés à procréer
ne peut laisser la place au doute et à la tergiversation",
indiquent-elles. L'impact sanitaire des produits chimiques
utilisés à la maison et au travail, des pollutions
(air, eau, aliments), de l'exposition aux pesticides ou aux
dioxines des incinérateurs a été mise
en évidence dans de nombreuses études, soulignent-elles.
Mais alors que l'impact de 100.000 substances chimiques en
circulation n'a pas été correctement évalué,
la faiblesse des moyens français en toxicologie et épidémiologie
est "unanimement reconnue", a constaté André Cicollela,
président de Sciences citoyennes. Le PNSE envisage
la création d'une trentaine de postes, un chiffre "dérisoire",
selon lui. "Le PNSE ne prévoit aucune mesure
de substitution des substances chimiques dangereuses, ni
aucun objectif de réduction de l'usage des pesticides",
dénonce Yannick Vicaire de Greenpeace France. D'autres
pays européens ont pris des mesures courageuses, comme
le Danemark, où un premier plan a réduit de
50% les tonnages de pesticides, tandis qu'un deuxième
programme en cours doit réduire la fréquence
des traitements de 1,9 à 1,4 par an, selon François
Veillerette, président du Mouvement pour les droits
et le respect des générations futures (MDRGF).
La France se distingue par son faible soutien à l'agriculture
biologique, "qui confine à l'aumône",
alors que l'Allemagne a un objectif de 20% de sa surface
agricole en agriculture biologique, rappelle-t-il. Les associations
lancent une campagne avec 60.000 brochures et cartes à envoyer
au ministre de l'Ecologie et au commissaire européen à la
santé. Le gouvernement a prévu de réviser
le Plan santé environnement à l'automne.
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