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Le président du Conseil général François
Bayrou a profité d'une visite en vallée d'Aspe
pour constater le bon état général du
tunnel hélicoïdal d'Urdos.
Loin de ressembler à une descente aux enfers, ce fut
au contraire un cri du cur partagé par les élus
aspois, hier après-midi, sur le site d'Urdos. "
Ce serait un véritable crève-cur de constater
que ces ouvrages monumentaux ne servent plus à rien,
" a déclaré, entre autres, le président,
au cours d'une visite commentée par l'expert d'Accous,
René Gouin-Rabal.
Du haut du viaduc d'Amou, qui surplombe de son élégance
le nouveau pont routier, au dessus du village d'Urdos, les
visiteurs du jour auront pu mesurer, avec plus de hauteur
de vue, l'importance du chantier qui fut lancé sur
le site en 1914. Le guide émérite du jour, René
GouinRabal, aux côté du maire de la commune,
Yvon Casanave, jubilait dans ses commentaires. D'autant que
les invités du jour manifestaient un intérêt
réel à la fois pour l'histoire de la ligne internationale
chère à Louis Barthou
Autour de François Bayrou avaient pris place Jean
Pierre Cazenave-Lacrouts, sous-préfet d'Oloron, Jean
Lassalle, conseiller Général du canton, le local
de l'étape, René Rose, maire de Borce et président
du SIVOM de la vallée d'Aspe pour cette visite plutôt
rare du tunnel le plus sophistiqué du parcours- Un
ouvrage long de 1,793 km, pour une hauteur de voûte
de 6,5m et qui monte insensiblement de 61m grâce à
la technique du percement en forme d'hélice, avec des
pourcentages de Pentes de 34/000 et deux courbes de 270 et
300m de rayon. Un tunnel exclusivement percé à
la dynamité, avec une voûte édifiée
selon la technique des cathédrales et dont les parois
sont habillées de pierres de plus de 150 kilos ajustées
à point vif. Là sous la lumière des torches,
les visiteurs ont pu constater la totale étanchéité
de l'ouvrage par trop décidé et son parfait
état général. Là, à 295kms
de Toulouse, comme l'indique une plaque scellée dans
la paroi, le guide a fait revivre le passé dans le
moindre détail. Mieux, il a fait partager sa passion
pour cette ligne devenue fantomatique d puis l'accident du
pont de l'Estanquet, le 24 mars 1.970. " Bien sûr
qu'un TGV peut passer sous le tunnel La plupart des gabarits
aussi, à l'exception des gros convois utilisés
pour le ferroutage en Suisse, " a précisé
M. GouinRabal sur l'une des nombreuses questions d'un François
Bayrou visiblement intéressé.
Réalisable
Récemment, lors du 70ème anniversaire de l'inauguration
de la gare de Canfranc, Georges Labazée, Vice-Président
du Conseil Régional d'Aquitaine, évoquait la
position favorable émise par le président Alain
Rousset pour la réouverture de la ligne. Au bout du
tunnel, dans la lumière retrouvée, le. président
du Conseil- Général des Pyrénées-Atlantiques
a tenu des propos à l'unisson: " le parfait état
de l'ouvrage ne peut que nous inciter à réhabiliter
une ligne tracée par nos grands-parents. Les convois
les plus importants, comme les TGV ou les Taigos peuvent y
passer sans problème, tout comme les porte-containers.
Nous voulons donc lancer un appel aux décideurs pour
remettre en état cette partie du patrimoine léguée
tout récemment. Nous sommes convaincus que le 2le siècle
sera de nouveau le siècle du train. L'investissement,
de surcroît, n'est pas insurmontable puisqu'il se situe,
de ce côté ci' de la frontière, autour
de 500 à 60OMF. Ce chiffre ne représente que
2% du projet du grand tunnel du Vignemale. Nous avons déjà
participé au financement d'études de faisabilité,
au titre du Conseil Général. Nous pouvons être
les coacteurs de la réhabilitation de la ligne Pau-Canfranc.
"
Des propos partagés par Jean Lassalle qui devait ajouter:
" maintenant que le tunnel routier est percé,
le moment est venu de concrétiser la complémentarité
route-rail. Nous avons tout, ici, pour tenter une expérience
de réhabilitation de voie ferrée, avec un site
majestueux, en plus, sur un plan purement touristique. "
De quoi donner des ailes à ceux qui prêchent
depuis de longues années pour la réouverture,
en remontant vers la maison Sayerce, toujours là et
occupée, qui donna le nom au tunnel hélicoïdal
d'Urdos et non du Somport, comme on le confond trop souvent.
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