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Pour le CRELOC il ne faut pas opposer le court terme - la
ligne Pau-Confranc- au moyen terme - le projet transpyrénéen
sous le Vignemale
Le ministre Gayssot veut un rééquilibrage des
transports au profit du rail. Les ouvrages pharaoniques genre
tunnel du mercantour (T'GV Lyon-Turin) ne sont plus des priolités,
donc le "modeste" projet de remise en service de
la ligne Pau-OloronCanfranc a toutes les chances, à
côté du projet de liaison transpyrénenne
sous le Vignemale...
Au lendemain de la visite de François Bayrou dans
le tunnel héhcoïdal du Somport (notre dernière
édition), interprétée comme un signal
fort, ce syllogisme résume la position que défend
le CRELOC (Comité pour la réouverture de la
ligne Oloron-Canfranc) qui, tenait hier une conférence
de presse, au buffet de la gare de Pau.
Michel Rodes, après avoir rappelé les contacts
qu'il a eus à Paris et à Bruxelles, dans le
cadre d'une "opération de lobbying pour défendre
le chemin de fer, a évoqué les échéances
incontournables" qui rendent urgente une enquête
de synthèse sur la Pau-Canfranc que l'Europe pourrait
financer à 50 %.
" Encore faut-il que les élus la demandent, a
souligné le vice président du CRELOC, qui a
indiqué qu'une lettre avait été adressée
en ce sens à François Bayrou et à André
Rousset, président de la région Aquitaine.Pour
Michel Rodes, il est temps que l'on cesse de confondre le
long terme et le court terme, et que l'on cesse de mettre
en concurrence la réouverture du Pau-Canfranc, qui
selon lui peut intervenir sous trois ans, moyennant 500 millions
pour la France et 1 milliard pour l'Espagne, avec le projet
du Vignemale.
Pour sa part Main Cazenave Piarrot a considéré
qu'il y en avait assez des " petites études techniques
clandestines ", montrant du doigt la SNCF " qui
ne connait pas la montagne " et dont l'intérêt
" s'arrête aux frontières de la France ".
A Jaca, la Transpyrénéenne a l'ordre du jour
L'accent a été
mis sur la vocation européenne de la traversée
centrale des Pyrénées, lors de la rencontre
qu'ont eu hier, à Jaca, Alain Rousset, Martin Malvy,
présidents respectifs des régions Aquitaine
et Midi-Pyrénées et Santiago Lanzuela, président
de la communauté autonome d'Aragon, à l'invitation
de ce dernier. Les trois responsables ont décidé
" d'améliorer le processus de réflexion
déjà entamé afin de présenter
le projet dans quelques mois à l'occasion de la révision
du Schéma européen des infrastructures de transports
". " Ils ont insisté sur la nécessité
de favoriser les échanges par ferroutage et ils envisagent
d'associer à leurs démarches tournées
vers Bruxelles, Paris et Madrid les diverses régions
françaises et espagnoles intéressées
par cette " nouvelle grande desserte ".
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