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Le ministère de l'Equipement souhaite que le tunnel
routier construit au Somport s'adapte aux nouvelles normes
de sécurité. Son ouverture est donc retardé.
De son côté, le Conseil régional d'Aquitaine
penche pour une réouverture de la ligne ferroviaire
Pau-Canfranc-Saragosse.
De notre correspondant à Bayonne
Prévu pour l'automne 2001 (après avoir été
annoncé pour fin 1998), l'achèvement du tunnel
routier sous le Somport dans les Pyrénées béarnaises
est une nouvelle fois différé. Il pourrait avoir
lieu début 2002, moyennant des travaux pour renforcer
la sécurité, réclamés par les
experts du ministère de l'Equipement après la
catastrophe survenue l'an passé sous le tunnel du Mont
Blanc. Ces derniers ont recommandé de creuser de nouvelles
galeries pour évacuer en cas de besoin les usagers
du tunnel routier vers l'ouvrage ferroviaire mitoyen.
Sept cent trente mètres de raccordement vont donc
être créés dans la partie béarnaise
pour un coût de 40 millions de francs, qui s'ajouteront
aux 500 millions (76,2 millions d'euros) déjà
investis sur le seul versant français. Evalué
au départ à 1,150 milliard de francs (175 millions
d'euros) hors accès, l'ensemble du souterrain (long
de 8.597 mètres) devrait coûter finalement au
moins 50% plus cher. Alors que le gros uvre est achevé
depuis juillet 1997, le passage des véhicules, qui
se fera sans péage, risque dans ces conditions de ne
pas survenir avant deux ans.
Parallèlement, le tunnel ferroviaire de la ligne Pau-Canfranc-Saragosse
apparaît à nouveau comme une solution au trafic
transpyrénéen croissant. Le Conseil régional
d'Aquitaine vient d'ailleurs de chiffrer la réouverture
de la ligne qui est neutralisée côté français
entre Oloron et le Somport depuis 1970. Parmi les solutions
envisagées, l'une préconise une exploitation
voyageurs-fret moyennant un investissement de 840 millions
de francs (128 millions d'euros), l'autre propose le branchement
de la ligne sur le réseau espagnol à Saragosse
pour 2,2 milliards de francs (335,4 millions d'euros). Ces
investissements, compte tenu de l'encombrement des traversées
pyrénéennes, apparaissent aujourd'hui raisonnables
à beaucoup d'élus. Ils rappellent que le 16
avril dernier, le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot,
en visite en Aquitaine, avait dit que le Gouvernement était
prêt à cofinancer une partie de ces projets de
modernisation. Comme il l'a fait pour la ligne ferroviaire
Béziers-Neussargues à travers le massif central.
Pierre Etcheleku
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