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Jeudi 21 décembre 2006 devrait être une
période de très forte
consommation électrique, avec, entre 18h30 et 19h30,
un pic de consommation dépassant les 83.000 MW.
Faute de politique amont visant à
diversifier les sources d'énergie servant à chauffer
les habitations, la
courbe de consommation électrique et celle des températures
sont intimement
liées, générant des pics de consommation
en période de grand froid.
Alors que les rendements du chauffage électrique
sont extrêmement faibles et
son fonctionnement quotidien coûteux pour les foyers
les plus modestes, EDF a réussi à imposer le
tout électrique
en dehors de toute rationalité énergétique
; et ce, afin de trouver un débouché lucratif à la
surproduction électrique
chronique générée par un recours
obsessionnel au tout-nucléaire.
Ces pics de consommation, limités à quelques
heures par an, forcent le
Réseau de Transport de l'Electricité à surdimensionner
le réseau électrique,
engendrant surcoût et recours massif aux énergies
polluantes comme le fioul
et le charbon pour suivre la consommation électrique
que le nucléaire ne
peut fournir, fonctionnant en base.
Alors que les périodes de grands froids génèrent
systématiquement une
augmentation conséquente des consommations électriques,
créant simultanément
un risque de blackout et des émissions de gaz à effet
de serre importantes,
RTE semble transit de froid à l'idée de mener
des campagnes de
sensibilisation à destination du grand public, incitant
les consommateursà reporter de quelques heures certains usages non essentiels.
Une nouvelle
fois, RTE va se gargariser d'un nouveau record de consommation,
là où un
gestionnaire de réseau indépendant devrait
le déplorer.
Les carences chroniques de RTE amènent
l'association Agir pour
l'Environnement à lancer une première « alerte électrique »,
opération
visant à inciter les citoyens, collectivités
locales et acteurs privées à faire
particulièrement attention à leur consommation électrique
en période
de grands froids, notamment entre 18h30 et 19h30, période
pendant laquelle
le réseau électrique fortement sollicité,
frôle le black-out. Il est
regrettable qu'un gestionnaire responsable se contente d'assister
passivement à ce nouveau pic de consommation.
Cette passivité de RTE démontre par l'absurde
le lien de dépendance de ce
gestionnaire du réseau électrique à l'égard
du producteur d'électricité,
EDF, qui n'a de cesse d'inciter les consommateurs à consommer
toujours plus
sans réfléchir aux conséquences écologiques, économiques
et énergétiques.
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