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Paris, le 1er février 2007 : A l’occasion de
l’opération intitulée « Cinq minutes
pour la planète », le Réseau de Transport
de l’Electricité fait part de ses craintes à l’égard
de cette action coordonnée par l’Alliance et
les Amis de la Terre et soutenue par les principales associations
de protection de l’environnement françaises
dont Agir pour l’Environnement.
Agir pour l’Environnement juge ces
craintes infondées.
Alors qu’à l’occasion d’une récente
rencontre entre les associations et les responsables de RTE,
il était apparu de grandes convergences de vues sur
ce projet, il semble que RTE ait subitement changé d’avis.
Par un sophisme dont le lobby nucléaire a le secret,
une opération associative qui vise à limiter
la consommation électrique se transforme en action
dangereuse et polluante ! A contrario, le laisser-faire d’EDF
et de RTE, qui fait office de stratégie industrielle,
et qui entraîne une multiplication des pics de consommation à chaque épisode
climatique marqué, n’aurait évidemment
aucun impact climatique significatif… !
Selon RTE, l’action des associations entraînerait
un risque de black-out suite à une hausse brutale
des consommations immédiatement après 20h.
Or, même si un million de personnes cessaient toute
consommation électrique à 19h55 précises
et recouraient massivement à l’électricité dès
20h, la « chute » des consommations se limiterait à moins
d’un millier de mégawatts, soit moins de 1,5%
de la consommation française, baisse totalement gérable
pour RTE. Les arguties développées par RTE
sont donc, soit de la mauvaise foi, soit de l’incompétence
caractérisée !
Par ailleurs, l’opération des « Cinq
minutes pour la planète » participerait, toujours
selon RTE, à l’augmentation des émissions
de gaz à effet de serre puisqu’obligeant EDF,
pour suivre les fluctuations de la consommation, à recourir
aux vieilles centrales fioul, charbon et gaz.
Alors que les associations dénoncent justement les
conséquences délétères des pics
de consommation sur le climat, EDF et RTE imputent aux associations
la responsabilité de cette pollution. Faut-il rappeler
aux responsables d’EDF et d’RTE que les pics
de consommation ne sont pas de la responsabilité des
associations mais au contraire dus à l’absence
de politique préventive visant à lisser ces
pics de consommation, ce qui justifie pleinement l’action
des associations. Enfin, il est à noter que les soubresauts
potentiels de consommation dus à cette action peuvent
largement être couverts à l’aide de nos
capacités de production hydraulique.
La fébrilité du Réseau de Transport
de l’Electricité est dictée par des impératifs
idéologiques et non techniques. Le fait qu’RTE
soit une filiale du principal producteur d’électricité nucléaire
est sans nul doute l’explication la plus crédible.
Agir pour l’Environnement déplore cette relation
incestueuse entre filiale et maison mère et appelle à une
séparation structurelle immédiate des deux
structures afin qu’RTE se consacre exclusivement à l’usage
rationnel du réseau, ce qui passe par un lissage des
pics de consommation. Le Réseau de Transport de l’Electricité doit
surdimensionner son réseau pour pouvoir suivre ces
pics de consommation ne représentant pourtant que
quelques heures par an.
Agir pour l'Environnement ne peut se satisfaire du grand
bluff orchestré par la filiale d’EDF. Plus que
jamais, Agir pour l'Environnement appelle tous les citoyens à participer
massivement aux « cinq minutes pour la planète » en
reportant les usages particulièrement énergétivores
tout en éteignant les appareils en veille et autres
lampes inutilement allumées.
L’avenir du climat et de notre planète ne peut
se jouer au poker menteur !
Contact presse :
Stéphen Kerckhove – Agir pour l’Environnement – Tél.
0140310299 / 0673413062
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