Rendez-vous avec Bouygues Telecom - 14 mai 2001


Présent-es : Jean-Claude Bouillet (Directeur Fréquences et protection), Christian Marmain (Président de Sch Consultants), Jean-François Segliot (Spécialiste Environnement, ancien Président de l'Ifen), Laure Bourgoin (CLCV), Stéphen Kerckhove (Agir pour l'Environnement), Jeannine Le Calvez (Priartem)

Bouygues est le premier opérateur à avoir répondu au courrier adressé par les associations partenaires de la campagne « Insup-PORTABLES, les antennes relais ? ! ? » Pour l'opérateur, le rendez-vous accordé le 14 mai 2001, s'inscrit dans une stratégie de communication visant à améliorer son image au niveau du public et à se distinguer des autres opérateurs par des démarches concertation avec les associations concernées.

Bouygues compte actuellement 8000 sites répartis sur toute la France et accroît sa couverture de 10 à 50 sites par mois. Depuis quelques mois, l' opérateur a pris l'engagement de ne plus implanter de stations de base sur les toits d'école, ceci à titre symbolique, car restant persuadé de l' inexistence des lobes secondaires. A ce jour, Bouygues affirme qu'il ne reste qu'une petite trentaine de toits d'école encore concernés et s' attache, au gré des possibilités, à modifier ces implantations.

Il semble que Bouygues soit prêt à jouer le jeu du mieux disant sanitaire et environnementale, notamment en ce qui concerne les toits d'école ou dans l' amélioration du débat public mais pas sur le respect de seuils plus exigeants. La concurrence entre opérateur reste donc essentiellement ciblée sur l'amélioration de la couverture téléphonique.

Lors de ce rendez-vous les responsables de Bouygues se sont donc engagés sur trois points :

Pour les projets à venir, ils s'engagent à organiser une large concertation à laquelle seraient associés les riverains, copropriétaires ou locataires, et les associations concernées ;

Pour les installations déjà réalisées, Bouygues propose de travailler sur des cas concrets. Il propose aux associations partenaires de la campagne de lui soumettre des cas que l'on peut considérer comme « anormaux » sur l'une des trois dimensions suivantes : la santé, l'environnement esthétique et l' opposition des riverains. Bouygues s'engage à étudier ces cas et à émettre des propositions alternatives « lorsque cela sera possible ».

Bouygues est prêt à nous transmettre, sous réserve d'accord de la Cnil, la carte de leurs implantations d'antennes relais Les partenaires de la campagne ont pris acte de ces intentions et ont répondu qu'ils jugeraient sur actes la bonne volonté de l'opérateur.

Leur vigilance reste d'autant plus grande que, sur l'un des cas les plus emblématiques, celui de Montfermeil, Bouygues refuse d renoncer à faire appel de la décision du Tribunal administratif de Cergy Pontoise.

La discussion a confirmé un autre point de désaccord important : l'opérateur continue à s'attacher à la recommandation européenne comme norme réglementaire satisfaisante. Cette norme ne reconnaît que les effets thermiques. Les associations partenaires de la campagne la considère donc comme très insuffisante.

Une nouvelle réunion est prévue. Entre temps, les associations sont invitées à transmettre à l'opérateur les cas anormaux.

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