Agir pour l'Environnement - 02 mars 2007

22% des eaux minérales jugées non conformes selon la DGCCRF


Paris, le 02 mars 2007 : la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) vient d’annoncer les résultats d’une enquête réalisée sur 45 échantillons d’eau minérale embouteillée en France ou en Union européenne. 22% des eaux ont été jugées non-conformes pour déficit par rapport aux teneurs indiquées ou pour des dépassements par rapport à des normes maximales. Agir pour l’environnement s’inquiète de ces nouveaux résultats faisant suite à une étude allemande relevant la présence d’antimoine (Institut de géochimie environnementale, Université Heidelberg, 2006) et demande que toute la lumière soit faite sur les marques concernées et les conséquences pour la santé de ces anomalies.

Selon cette enquête, une marque d’eau sur quatre serait en dessous de la teneur indiquée, d’où déficit et non-potabilité, ce qui peut être dangereux si on ne consomme que cette eau, ou dépasserait les normes autorisées pour des substances comme le manganèse ou le baryum, qui peuvent être très toxiques. Les embouteilleurs d’eau minérale qui se flattent de l’innocuité et de la « pureté » de leur produit se doivent de répondre à ce problème par une communication transparente marque par marque.

Alors que l’eau du robinet est contrôlée plusieurs fois par jour par les pouvoirs publics, garants d’une visibilité sur les teneurs en différentes substance de cette eau, les embouteilleurs d’eau minérale mettent les consommateurs sous le joug d’un manque de transparence potentiellement dangereux pour la santé.

Agir pour l’Environnement va demander communication à la DGCCRF des marques des eaux incriminées. A défaut de réponse, Agir pour l’Environnement étudiera la possibilité de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

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