Agir pour l'Environnement - France Nature Environnement - Réseau Action Climat - Fnaut - FNAUT - 03 septembre 07
Vitesse des véhicules motorisés : Il est urgent d’aller moins vite !


Paris, le 03 août 07 : Dans le cadre de la préparation du Grenelle de l’environnement, la Fédération Nationale des Transports Routiers vient de proposer qu’une nouvelle limitation de la vitesse fixée à 80 km/h pour tous les camions soit établie sur les autoroutes françaises. Les associations appellent le gouvernement à profiter de cette proposition pour réduire globalement de 10 km/h les vitesses autorisées sur autoroutes pour tous les véhicules en circulation.

Les associations espèrent que les acteurs en présence (sociétés d’autoroutes, constructeurs automobiles, assureurs) sauront faire preuve de la même responsabilité en acceptant -si ce n’est en proposant, le « 120 km/h sur autoroutes » comme vitesse limite maximale pour les véhicules particuliers. Cette simple mesure permettrait de réduire de 2 millions de tonnes par an les rejets de CO2. Ces deux millions de tonnes s’ajoutent aux deux millions qu’il est possible de gagner en faisant « simplement » respecter les limites actuellement en vigueur.

En baissant de 10 km/h les vitesses autorisées sur autoroutes pour les voitures et les poids lourds, la France baisserait immédiatement ses émissions de CO2 d’un pour cent par rapport à leur niveau actuel.

Cette mesure, soutenue par 68% des français (sondage BVA commandé par Agir pour l’Environnement), permettrait également de limiter la consommation de carburant, réduire le bruit et épargner des vies en réduisant l’insécurité routière.

Agir pour l’Environnement, France Nature Environnement, le Réseau Action Climat France et la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports espèrent que la brèche ouverte par la FNTR ne se refermera pas sans que la question essentielle des vitesses autorisées pour l’ensemble des véhicules motorisés ne soit évoquée. Dans le cadre de cette réflexion que les associations appellent de leur vœu, la question du bridage des moteurs est également une piste à approfondir afin de mettre un terme à cette course à la puissance, inutile, dangereuse et énergivore.

Le secteur « Transport » représente aujourd’hui 26% des émissions françaises de gaz à effet de serre, en augmentation de 22% depuis 1990.

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