Agir pour l'Environnement - 1er octobre 09
Plan « Voiture électrique » : Le Gouvernement fait fausse route !
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Paris, le 1er octobre 2009 : Le ministre de l'Écologie présente, ce jour, un plan « Voiture électrique » censé sortir de l'ornière un secteur automobile en pane sèche d'idées novatrices pour répondre durablement aux crises climatiques, économiques et sociales.

Pour Agir pour l'Environnement, alors qu'aucun bilan carbone et énergétique sérieux n'a été fait pour vérifier que cette option industrielle n'était pas une énième fausse-bonne solution, le Gouvernement s’engage sur une fausse route !

Après les agrocarburants dont le bilan carbone est très loin de justifier les sommes sidérales engagées par l'État français, c'est au tour de la voiture électrique de faire illusion et d'engloutir des sommes astronomiques qui pourraient être utilisées plus judicieusement ailleurs.

Agir pour l’Environnement demande au Gouvernement de conditionner toutes aides directes ou indirectes aux véhicules électriques à la réalisation d’un bilan carbone faisant apparaître un réel intérêt tant en terme énergétique que climatique.

Pour l'association, il est grand temps de cesser de subventionner massivement les fausses-bonnes solutions qui ne font que repousser au lendemain les décisions que nous aurions dues prendre hier en matière de dérèglement climatique.

En généralisant la voiture électrique, la France commet la même erreur qu'avec le chauffage électrique il y a trente ans, qui aura pour effet direct d'augmenter l'amplitude des pics de consommation électrique, au bilan carbone exécrable. Le Gouvernement opte pour un véhicule électrique qui s'apparente à une « atomobile » qui présente le double désavantage de justifier la surproduction électrique d'origine nucléaire et ses déchets sans pour autant éviter le moindre rejet de CO2 !

Selon les données disponibles, un véhicule électrique type consommerait entre 20 et 30 kWh aux 100 km, pour un bilan carbone avoisinnant les 126 grammes de CO2 et un coût global, pour l'automobiliste, sensiblement identique à celui engendré par un véhicule thermique. Pour l'association, il existe néanmoins une différence de taille : le conducteur d'un véhicule électrique ne sera ni soumis à la Taxe carbone, ni à la TIPP, entraînant un manque à gagner considérable pour l'État dans les années à venir.

Au total, la voiture électrique coûtera chère pour le budget de l'État, n'entraînera pas d'économies pour les automobilistes et surtout ne règlera en aucun cas le problème climatique auquel nous sommes toutes et tous confrontés. Pour l'association, une chose est certaine : Avec ce plan « Voiture électrique », le Gouvernement fait fausse route avec son « atomobile » !

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