Agir pour l'Environnement - 29 août 07

Loi sur les OGM : Le Grenelle accouchera-t-il d’une souris… transgénique ?


A l’approche du Grenelle de l’environnement, le Ministre de l’Ecologie envoie un certain nombre de ballons d’essai sur la question des OGM. Après un été particulièrement houleux où les anti et prOGM se sont affrontés, Agir pour l’Environnement constate que le laisser-faire qui teint lieu de politique en la matière déclenche une tension difficilement gérable.

Le ministre de l’Ecologie annonce, à grand renfort d’interviews, une loi sur les OGM qui serait mise à l’ordre du jour du Parlement à l’automne. La France, sous le coup d’une menace de sanction européenne pour non transposition de la directive 2001/18 relative à la dissémination d’OGM dans l’environnement n’a, de toute façon, pas le choix !

Dernièrement, Jean-Louis BORLOO a également annoncé la création d’une haute autorité sur les OGM. Ces annonces bien tardives, pour nombreuses qu’elles soient, ne peuvent faire oublier que plus de 20.000 hectares ont été ensemencés sans que les ministres de l’agriculture et de l’écologie n’aient rien trouvé à y redire. La profusion des annonces ne doit pas cacher l’attentisme des pouvoirs publics !

Par delà les effets d’annonces qui tendent à se multiplier, Agir pour l’Environnement attend du Grenelle de l’environnement des engagements fermes et précis sur le contenu de cette loi sur les OGM.

Agir pour l’Environnement ne se contentera pas de l’annonce d’une loi pour solde de tout compte. Une loi comme une haute autorité sur les OGM peuvent tout aussi bien être laxiste que protecteur des systèmes agraires existants et de qualité. Le ministre de l’Ecologie ne peut espérer clore le débat sur les OGM avec la seule annonce d’un projet de loi dont le périmètre demeure extrêmement flou.

L’agriculture biologique et de qualité pourra-t-elle se prémunir strictement de toute contamination génétique ? L’agriculteur et le semencier seront-ils reconnus financièrement, civilement et pénalement responsables des disséminations irréversibles de l’environnement ? Seule une loi entérinant de fait un moratoire technique permettra de mettre un terme aux conflits opposant faucheurs et contaminateurs.

Agir pour l’Environnement espère que le ministre n’use pas d’un subterfuge dilatoire pour échapper au moratoire sur les OGM que les associations appellent de leur vœu.


Contact presse : Stéphen KERKCHOVE – Agir pour l’Environnement
Tél. 06 06 88 52 66 – 01 40 31 02 99

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