Agir pour l'Environnement - 08 novembre 2004

Action "minitel = maxidéchets" au siège national de France Télécom
RdV : Mardi 9 novembre à 14h30


Paris, le 8 novembre 2004 : France Telecom procède actuellement, et ce jusqu’au 15 novembre prochain, à un coup de force inacceptable en invitant les possesseurs de Minitel à résilier, par tacite acceptation, leur abonnement. Cette procédure unilatérale a pour but de se décharger de la gestion coûteuse des déchets ultimes générés par la mise sur le marché de millions de Minitel que France Telecom devrait au mieux recycler, au pire stocker dans des décharges spécialisées.

Avec des délais extrêmement courts et une information s’apparentant à une vulgaire publicité mensongère (l’opérateur de téléphonie indique, ce mois-ci, en petits caractères en bas de ses factures : "France Télécom vous cède, à titre gracieux, le minitel 1 que vous louez gratuitement. La résiliation de la location prendra effet au 15 novembre 2004"), France Telecom tente de faire peser le coût du traitement des déchets sur le client en se dégageant de toute responsabilité !

Alors que la directive européenne 2002/96 imposera très prochainement aux metteurs sur le marché de financer la collecte et le traitement de leurs équipements électriques et électroniques en fin de vie, France Télécom va se débarrasser de ses millions de minitels, sous couvert d’opération commerciale ! En se défaussant de ses responsabilités, l’opérateur historique transfère cette charge aux collectivités locales, donc aux ménages par l’intermédiaire des impôts locaux (taxe d’enlèvement des ordures ménagères).

Au-delà de sa responsabilité financière, France Télécom se dédouane de sa responsabilité environnementale. Ecrans contenant du plomb et des poudres luminescentes, tubes cathodiques au plomb, complexité des plastiques, difficultés de désassemblage et de réutilisation : les obstacles au recyclage et à la valorisation propre des minitels sont nombreux. Le système de décontamination des déchets d’équipementiers électriques et électroniques (DEEE) n’existe pas encore. En cédant magnanimement ses minitels, France télécom évite de mettre en place les filières propres nécessaires et de s’attaquer aux problèmes environnementaux qu’il a lui-même créés !

Les associations partenaires de la campagne « Déchets ménagers : mieux vaut prévenir que guérir ! » demandent à France Telecom de prolonger les délais impartis pour rapporter ces millions de minitel.

Pour dénoncer cette tentative de coup de force, Agir pour l’Environnement, le CNIID, France Nature Environnement, Greenpeace et SUD PTT organisent un happening de protestation devant le siège de France Télécom [6, place Alleray - Paris 15]
mardi 9 novembre à partir de 14h30.

Une conférence de presse aura lieu sur place à 14h30 précises.

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