Priartém - Agir pour l'Environnement

Information presse du 05 novembre 2004

Commission parisienne de concertation sur la téléphonie mobile :
La présence des associations modifie la donne !


Paris, le 05 novembre 04 : Pour la troisième fois, les associations Agir pour l’Environnement et Priartém ont participé, vendredi 29 octobre 04 à la Commission parisienne de concertation sur la téléphonie mobile.

- Antennes du 75, avenue Gambetta (20ème arrondissement)
Grâce à leur mobilisation, les associations ont obtenu l’engagement ferme d’Orange France d’un démontage, dans les semaines à venir, des deux antennes du 75, avenue Gambetta qui exposaient une famille de riverains à des seuils de champs électromagnétiques supérieurs aux seuils fixés dans la charte parisienne. Six mois après l’arrêt de l’antenne incriminée, Agir pour l’Environnement et Priartém ont clairement exprimé leur impatience à l’égard du démontage de ce site emblématique entre tous. Face à ce mécontentement, l’opérateur a dû s’engager plus en avant annonçant donc l’imminence de cette première désinstallation d’un site parisien. Les associations Agir pour l’Environnement et Priartém resteront vigilantes afin que les effets d’annonce répétés de cet opérateur se traduisent réellement dans les faits.

- Antennes du Boulevard Suchet (16ème arrondissement)
A la suite de plusieurs séries de mesures divergentes effectuées depuis trois ans à proximité de plusieurs antennes concentrées autour du 61, Boulevard Suchet, l’opérateur SFR a décidé de proposer un allégement de son dispositif radiotéléphonique lors de la prochaine Commission de concertation. Les associations Agir pour l’Environnement et Priartém engagent les autres opérateurs présents sur le site à clore une controverse locale qui n’a que trop duré. Les riverains du 61 Boulevard Suchet sont exposés à des champs supérieurs à 2 volts par mètre depuis trop longtemps pour que les opérateurs incriminés maintiennent ce bras de fer inacceptable.

- Antennes relais du 41, rue Richelieu (1er arrondissement)
Fin août 04, Bouygues Telecom a tenté d’implanter une antenne relais au 41, rue de Richelieu, sans l’accord de la Mairie du 1er, sans avoir consulté la Commission de concertation et sans que le propriétaire du site ait informé (comme la loi l’y oblige) ses locataires. Face à ce coup de force, l’opérateur qui avait monté un échafaudage et percé des trous pour le câblage de la future antenne a indiqué en Commission de concertation que les travaux effectués n’étaient qu’une étude préalable de faisabilité… ! Cet argumentaire prêterait à sourire s’il ne provenait pas d’un opérateur qui ose assigner associations et militants lorsque ces derniers mettent légitimement en doute sa bonne foi. Agir pour l’Environnement et Priartém resteront mobilisées avec les riverains du 41, rue Richelieu afin que la Charte parisienne soit respectée par cet opérateur.

- Contribution de la téléphonie mobile dans le champ électromagnétique global
Faisant suite à une demande des associations, l’Anfr, par la voix de son Président, a diffusé un tableau récapitulant la contribution de la téléphonie mobile dans le champ global mesuré chez les riverains d’antennes relais. Au regard de l’information diffusée par l’Anfr, force est de constater que sur les 361 mesures analysées, la contribution de la téléphonie mobile contribue pour moitié ou plus dans un tiers des mesures effectuées. Cette information permet de mettre un terme aux informations erronées colportées par certains opérateurs visant à faire croire au grand public que la Tour Eiffel serait responsable d’une grande partie du champ électromagnétique, minorant de fait leur propre responsabilité.

Grâce à leur travail propositionnel, Agir pour l’Environnement et Priartém renforcent le processus de concertation notamment en assurant un suivi entre les actions de contestation initiées par les riverains d’antennes relais et les décisions prises au sein de la Commission de concertation parisienne sur les antennes relais. La vigilance reste de mise mais la présence des associations au sein de cette Commission modifie en profondeur la donne parisienne. Nombre de sites faisant l’objet d’une contestation locale ont été proposés à l’ordre du jour de la prochaine Commission de concertation.

 

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