Priartém - Agir pour l'Environnement

Information presse du 10 novembre 2004

UMTS / 3ème génération de téléphonie mobile :
Ne pas se laisSFR !


Paris, le 10 novembre 2004 : Alors que le directeur d’Orange, Sanjiv Ahuja, déclarait récemment, à l’occasion d’un colloque tenue à Cannes, que pour produire de la chaleur et cuire des œufs, rien ne valait un terminal UMTS, l’opérateur SFR lance officiellement la première offre de troisième génération de téléphonie mobile, organisant donc un test grandeur nature dont les premiers clients seront des cobayes tous désignés !

La précipitation avec laquelle un opérateur tente d’imposer une technologie décriée, au nom d’une concurrence économique instaurant un moins disant sanitaire et environnemental, est dénoncée avec force par Agir pour l’Environnement et Priartém, deux associations oeuvrant pour un renforcement de la réglementation encadrant la téléphonie mobile en général et pour un moratoire sur l’UMTS en particulier.

En octobre 2003, une première étude hollandaise officielle, ciblant l’UMTS, indiquait un effet sur le bien être dès 45 minutes d’exposition à des champs électromagnétiques faibles (0,7 V/m). En accord avec les autorités sanitaires françaises, poussés par les autorités publiques en charge de l’Industrie, les opérateurs ont décidé de passer outre et de se lancer dans une course poursuite qui fait fi de la santé des riverains d’antennes relais et des usagers de portables. Aucune réplication de cette étude n’est pour l’heure programmée par le Ministère de la Santé français !

Pire, en octobre dernier, une étude suédoise menée sous l’égide de l’OMS relevait une multiplication par quatre du risque de tumeurs de l’oreille pour les personnes utilisant un portable depuis plus de dix ans.

Malgré ces alertes sanitaires répétées, un coût de développement du réseau UMTS totalement dispendieux (cinq milliards d’euros par opérateur pour couvrir le territoire français d’environ 100.000 antennes relais supplémentaires !) et une inutilité sociale avérée, les opérateurs, SFR et - prochainement – Orange, s’enferment dans un jusqu'au-boutisme qui prêterait à sourire s’il ne concernait pas la santé de millions de riverains d’antennes.

Nous ne pouvons, pour nous rassurer, nous contenter de constater que, aujourd’hui, seule une quinzaine d’agglomérations est couverte, et que SFR semble donc confondre vitesse et précipitation, au risque de ne pas être en mesure de satisfaire d’éventuels utilisateurs.

Les associations réclament l’intervention immédiate du Ministère de la Santé pour que ce dernier joue enfin son rôle dans un secteur où priment des intérêts exclusivement économiques.

Agir pour l’Environnement et Priartém se réservent le droit de saisir la justice si SFR n’indique pas explicitement sur tout support promotionnel lié à l’UMTS qu’il existe un risque sanitaire non négligeable. Les associations considèrent qu’on ne peut jouer impunément avec la santé des clients potentiels.

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