Agir pour l'Environnement - Priartém - 03 mars 2005

Un procès pour une bien mauvaise cause !!!
Le distributeur français du portable pour enfant de 4 ans à 8 ans assigne Agir pour l’Environnement et Priartém en référé


Audience le 21 mars 2005, 14 heures


Paris, le 03 mars 2005 : Alors qu’à la suite des actions légitimes menées par les associations Priartém et Agir pour l’Environnement, Carrefour et le BHV ont décidé raisonnablement de retirer de la vente un portable spécifiquement destiné aux très jeunes enfants de 4 à 8 ans (le « babymo »), le distributeur de ce produit en France, la Société monégasque ITT, assigne, les deux associations en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris pour « trouble manifestement illicite ».

Loin de suivre l’exemple de son homologue anglais, Communic8 qui a fait le choix responsable de suspendre immédiatement la diffusion de ce portable à la suite des recommandations du Professeur Stewart qui déconseillaient formellement l’usage du portable pour les jeunes enfants en raison, ITT opte pour l’attaque judiciaire contre les associations, passant outre les avis de prudence lancés par les experts nationaux et internationaux, passant outre l’accumulation de résultats scientifiques de plus en plus préoccupants, passant outre l’application la plus élémentaire d’un principe inscrit aujourd’hui dans notre constitution, le principe de précaution.

Les associations Priartém et Agir pour l’Environnement ont, en intervenant contre la commercialisation du Babymo en France, pleinement rempli leur rôle d’alerte citoyenne sur une question de santé publique qui concerne, dans le cas présent, les enfants. On pouvait espérer que cette alerte aurait été suivie d’une réaction gouvernementale qui aurait permis de mettre fin définitivement à ce dossier. Force est de constater l’inaction gouvernementale qui laisse aux sociétés commerciales la responsabilité du choix entre le respect de la santé publique et celui des lois du commerce.

Les associations Priartém et Agir pour l’Environnement invitent donc les parlementaires à agir comme l’ont déjà fait leurs homologues belges qui ont déposé un projet de loi visant à interdire la commercialisation du portable pour enfants sur le sol belge.

Pour leur part, les associations ne se laisseront pas museler par des attaques judiciaires et continueront à se battre pour le respect de la santé et particulièrement de celle des enfants. Elles souhaitent que cette assignation en référé devienne l’occasion de rendre publics les risques liés au développement de la téléphonie mobile, notamment lorsqu’il s’agit d’enfants en bas âge.

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