Agir pour l'Environnement - 14 novembre 05

Charte parisienne sur la téléphonie mobile : Le mieux n’est pas l’ennemi du bien !


Paris, 14 novembre 05 : Le Conseil de Paris se réunit aujourd’hui afin, notamment, d’approuver la nouvelle charte de Paris négociée avec les opérateurs et d’entériner la signature des conventions d’occupation du domaine public parisien par ceux-ci.

Le projet tel qu’il est présenté aujourd’hui sur le site de la Mairie apparaît comme une reconduction pure et simple de la situation antérieure. Or, nos associations ont, depuis la signature de la première charte, constaté que si celle-ci marquait une avancée réelle par rapport à la situation nationale, elle n’allait pas jusqu’au bout de la logique de précaution qui en constituait le fondement. Elles ont été rejointes, sur ce point, par l’ensemble du Conseil se Paris qui a voté un vœu dans lequel se trouvaient inscrites explicitement les revendications formulées par les parisiens et nos associations.

Force est donc de constater que le texte qui doit être proposé à l’approbation du Conseil de Paris est en retrait par rapport à ce vœu. La question essentielle porte sur la valeur limite à laquelle peuvent être exposés, de façon chronique, les parisiens. La valeur fixée par la charte demeure à 2 v/m moyennés sur 24 heures. Le vœu émis par le Conseil de Paris, reprenant nos revendications, retenait celle de 0,6 v/m.

Il ne s’agit pas là d’une demande jusqu’au-boutiste visant à remettre en cause l’existence de la téléphonie mobile sur Paris. Les mesures de champ réalisées se situent pour la plupart au niveau de ce seuil. La fixation de cette valeur obligerait donc les opérateurs à revoir les 10 à 15% de leurs installations qui la dépassent, c’est-à-dire les 10 à 15% susceptibles de présenter des risques pour la santé des populations riveraines. L’effort en vaut donc la chandelle !

Les associations Agir pour l’environnement et Priartem dénoncent une fois de plus le refus des opérateurs de prendre en compte les questions de santé publique générées par leurs installations et en appellent aujourd’hui à la responsabilité des élus de Paris afin qu’ils fassent poids, non pas pour faire capoter le processus de négociation de la charte, mais pour que le processus positif engagé par Paris se traduise concrètement dans la vie de tous les parisiens.

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