Agir pour l'Environnement - PRIARTéM - 26 octobre 2006
Nouvelle étude sur l'incidence sanitaire du portable : L'usage intensif du portable diminuerait la fertilité masculine

Dans un article du 24 octobre dernier, The Gardian révèle qu'à l'occasion d'une Conférence de la Société américaine de médecine de la reproduction, une équipe de chercheurs de l'Université de l'Ohio, dirigée par le professeur Ashok Agarwal, Directeur du laboratoire d'andrologie clinique et directeurs de recherche au centre de recherche sur la reproduction, a présenté les résultats de ses recherches portant sur l'effet du portable sur la fertilité masculine.

Les chercheurs ont montré, à partir d'une étude réalisée sur 361 patients qui consultaient le Centre de recherche sur la reproduction de Cleveland pour des tests d'infertilité, que l'usage du téléphone pendant plus de 4 heures par jour diminuait de 30% la mobilité et la viabilité des spermatozoïdes.

Les patients ont été classés en 4 groupes : les non-utilisateurs de portables, ceux qui l'utilisaient moins de deux heures par jour, ceux qui l'utilisaient de deux à quatre heures par jour et, enfin ceux qui l'utilisaient plus de quatre heures par jour. Les tests effectués montrent une détérioration de la qualité du sperme qui augmente avec l'usage croissant du portable.

Pour le Docteur Agarwal c'est, sans doute en agissant sur l'ADN que le rayonnement du portable induit ce genre de conséquences. Même s'il invite ses collègues à de nouvelles investigations afin d'approfondir la connaissance en ce domaine et exclure d'autres facteurs connus tels que l'âge, le poids, le tabac, le stress ainsi que les activités sédentaires, il insiste sur l'impact que cela peut avoir sur la fertilité en raison du très grand nombre d'utilisateurs de portables, qui, ignorant les effets potentiels de son usage, l'utilisent « comme on utilise une brosse à dents ».

Cette recherche montre, après tant d'autres, que ce petit appareil dont on présente chaque jour à la publicité ou dans les magasines comme l'outil miracle avec lequel on peut et on pourra de plus en plus tout faire n'est pas anodin et que son usage peut avoir des effets délétères.

Plus que jamais, il est nécessaire que le public en soit averti par des campagnes d'informations massives, par des alertes énoncées en clair sur tous les portables comme c'est le cas pour les cigarettes.

Une fois encore Priartém et Agir pour l'Environnement en appellent à la responsabilité des pouvoirs publics en charge de la santé.

Contact presse :
Stéphen Kerckhove - Agir pour l'Environnement - Tél. 01.40.31.02.99
Janine Le Calvez - Priartém - Tél. 01.45.34.52.43

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