Agir pour l'Environnement - Priartém - 25 septembre 2007
Téléphonie mobile : Combien d'études avant d'agir ?


Paris, le 25 septembre 07 : La contribution française au programme Interphone, programme lancé par l'OMS en 2000, sur les risques liés à l'usage du portable, vient d'être publiée dans la revue d'épidémiologie et de santé publique (septembre 2007).

La contribution française de l'étude Interphone constate une tendance générale à l'accroissement des risques de neurinomes de l'acoustique et de gliomes pour les gros utilisateurs de portables

Les auteurs de l'article concluent que, si, sur l'ensemble de la population é tudiée, il n'est pas observé d'augmentation statistiquement significative de neurinomes de l'acoustique, de méningiomes ou de gliomes (les trois pathologies étudiées dans ce programme), il existe « une tendance généraleà un accroissement du risque de gliomes au sein du groupe des gros utilisateurs : ceux qui utilisent le portable depuis longtemps, ceux qui l'utilisent intensément et ceux qui possèdent le plus grand nombre de téléphones. »

Ces résultats rejoignent les conclusions des chercheurs suédois qui ont montré à travers plusieurs études, l'existence d'un accroissement statistiquement significatif des risques de neurinomes de l'acoustique, d'une part (S. Lönn et al, 2004) et de gliomes, d'autre part (L. Hardell et al., 2003 ; L. Hardell, M. Carlberg, K. H. Mild, 2006).

Ils sont également en concordance avec les déclarations toutes récentes du Professeur Challis, responsable du programme Mobile Télécommunications and Health Research (Grande Bretagne) sur le « soupçon » d'un risque de cancer pour les utilisateurs de plus de 10 ans.

Ces résultats qui pointent la nécessité de nouvelles recherches permettant d'évaluer les risques à long terme, prêchent, dans l'immédiat, en faveur de la définition de nouvelles normes réglementaires comme viennent de le demander, à travers un rapport d'expertise remarquablement complet et précis, 14 grands scientifiques internationaux (BioInitiative Report)

S'appuyant sur ces nouvelles publications, les associations Priartem et Agir pour l'environnement réclament l'interdiction de la commercialisation de portables destinés aux enfants ainsi que le lancement de grandes campagnes d'informations sur les risques de l'utilisation des portables. Les associations demandant, une nouvelle fois, que le Grenelle de l'environnement soit l'occasion de revoir à la baisse les normes d'exposition du public exposé aux champs é lectromagnétiques de la téléphonie mobile qu'il s'agisse des riverains d'antennes ou des utilisateurs de portables.

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