Charte parisienne sur les antennes relais : Une avancée ? ? ?
Agir pour l'Environnement - Priartem - 21 avril 2003


Attendue par les associations depuis plusieurs mois, la charte parisienne visant à encadrer l'implantation des antennes relais vient d'être signée par la Marie de Paris et les opérateurs de téléphonie mobile.

Au regret des associations, cette charte entérine une nouvelle norme d'exposition du public basée sur une moyenne journalière. Alors que l'objectif affiché était de baisser les seuils d'exposition limites à un niveau compris entre 1,2 et 2,5 volts par mètre, la charte signée maintient les seuils d'exposition très élevés du décret du 3 mai 2002 tout en formulant le souhait d'une baisse des seuils d'exposition sur une durée moyenne de 24 heures. En lissant sur 24 heures les pics d'émission, la Mairie de Paris permet aux opérateurs de continuer à concentrer les implantations sur un même site tout en diluant les fortes émissions sur un laps de temps défini abstraitement.

Les associations œuvrant pour une prise en considération du principe de précaution dans le domaine de le téléphonie mobile ne se satisfont pas de cette moyenne ainsi fixée ne modifiant en rien les pratiques des opérateurs, ni les émissions des antennes déjà implantées. Moins d'un pour cent des antennes déjà implantées seraient concernées par les seuils définis par cette charte.

Par ailleurs, les associations s'étonnent de ne pas être associées à la commission de concertation censée débattre des futures implantations rassemblant pourtant les opérateurs et la plupart des services techniques de la Mairie de Paris. La Mairie de Paris et les opérateurs, en entérinant une charte finalement très peu contraignante, tentent de répondre médiatiquement à l'aspect " psychosomatique " du problème des antennes relais sans répondre aux risques sanitaires posés par un grand nombre d'antennes situées à proximité d'habitations et de sites sensibles comme les écoles, crèches, maisons de retraites et hôpitaux. Les associations attendaient un engagement fort de la Mairie de Paris. Force est de constaté qu'il n'en n'est rien !

Les associations attendent toujours du Ministère de la Santé une modification du décret du 3 mai 2002 afin que les seuils d'exposition limites, actuellement fixés à 41 et 58 volts par mètre, soient revus à la baisse. L'objectif de 1 volt par mètre en pic d'émission doit être affiché, notamment à proximité des sites sensibles.

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