Agir pour l'Environnement - 04 février 2005

Une cour internationale de la terre... Oui, mais pas sans la société civile !


Paris, le 4 février 2005 - Suite à la communication du Ministre de la Justice, Dominique Perben, relative au projet de création d'une Cour internationale de la Terre, Agir pour l'Environnement constate l'existence de deux initiatives parallèles : l'une sur l'ONUE défendue par le Président de la République, le Ministre de l'Ecologie et le Ministre des Affaires é trangères, l'autre sur la Cour internationale de la terre portée é pisodiquement par le Ministre de la Justice. L'ONUE est de plus en plus présente dans les discours de nos représentants depuis 6 mois. La Cour internationale de la terre est revenue sur la scène publique hier, après deux ans d'absence.

L'ONUE et la Cour internationale seraient-elles deux projets déconnectés ? Pourquoi M.Perben revient-il sur un sujet évoqué brièvement il y a deux ans lors des consultations sur la Charte de l'environnement ? Agir pour l'Environnement s'interroge sur les raisons qui ont poussé le Ministre de la Justiceà communiquer sur ce sujet alors qu'une consultation est en cours sous l'égide du Ministère de l'Ecologie pour préciser les contours d'une future ONUE. Une Cour internationale de l'environnement est une chose trop sérieuse pour n'être qu'un simple instrument de communication !

Agir pour l'Environnement, qui mène depuis 2003 une campagne de mobilisation citoyenne en faveur de la création d'une Organisation mondiale de l'environnement dotée d'une Cour mondiale de l'environnement, invite les différents ministères à mieux coordonner leur communication et exprime ses plus extrêmes réserves quant à l'opacité entourant l'élaboration de ces projets.

Agir pour l'Environnement plaide pour la création d'une Organisation internationale coordonnant au mieux les politiques environnementales et ce dans un cadre transparent et démocratique. Parce que nous ne voulons pas de nouveaux « machins » déconnectés des préoccupations et attentes des citoyens, il est de la première importance d'associer dès à présent la société civile à la construction de ces nouveaux outils, améliorant la Gouvernance internationale.

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